Le Yémen critique le rapport de l'ONU sur la corruption de la Banque centrale

Le Yémen critique le rapport de l'ONU sur la corruption de la Banque centrale
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Le Yémen critique le rapport de l'ONU sur la corruption de la Banque centrale

Le Yémen critique le rapport de l'ONU sur la corruption de la Banque centrale
  • Saeed affirme que le dépôt saoudien de 2 milliards de dollars à la Banque de Aden a «considérablement atténué la crise humanitaire» dans le pays
  • «Le principe du gouvernement est la transparence absolue», a-t-il ajouté. «Nous émettons des réserves quant aux résultats du rapport»

AL-MUKALLA: Le premier ministre du Yémen Maeen Abdel Malik Saeed a fustigé lundi un rapport de l’ONU qui accuse la Banque centrale du pays de corruption.

Saeed affirme que la méthodologie employée est erronée, et que le dépôt saoudien de 2 milliards de dollars à la Banque de Aden a «considérablement atténué la crise humanitaire» dans le pays.

Dans le document présenté la semaine dernière au Conseil de sécurité de l'ONU, le Groupe d'experts sur le Yémen révèle que la Banque centrale a aidé un nombre de commerçants yéménites à réaliser 423 millions de dollars de bénéfices. Le procédé a manipulé le marché des changes, et a fait passer «le dépôt saoudien par un système sophistiqué de blanchiment d'argent».

Dans une conférence de presse à Aden, Saeed a déclaré aux journalistes que son gouvernement reste circonspect quant aux accusations contenues dans le rapport. Il coopère, dit-il, avec les vérificateurs internationaux qui doivent examiner les opérations de la Banque, particulièrement au sujet du dépôt saoudien.

«Le principe du gouvernement est la transparence absolue», a-t-il ajouté. «Nous émettons des réserves quant aux résultats du rapport».

Le premier ministre a critiqué le rapport des Nations Unies que la gestion du dépôt par le gouvernement, ainsi que les mesures pour contrer les effets de la dépréciation du riyal yéménite sur les prix des produits de base sont inefficaces. «Les conclusions du rapport se basent sur une méthodologie erronée. Il qualifie (notre) politique de subvention des produits de base de stratégie destructrice, mais comment? sommes-nous censés laisser notre peuple mourir de faim?»