AMMAN: La ville de Jérusalem est en passe de devenir le nouvel épicentre du conflit israélo-palestinien, alors que les tensions ne cessent de croître entre les citoyens locaux et les autorités.
Samedi, Bassem Khoury, un homme d'affaires chrétien palestinien, a conduit à Jérusalem une délégation de trente-sept diplomates pour assister aux cérémonies du Feu sacré.
Ils se sont heurtés à une force israélienne qui leur a refusé l’entrée. Au niveau de la Nouvelle Porte, un responsable israélien a attaqué physiquement Khoury. «Il m'a jeté à terre. Un diplomate russe est venu m’aider. J'ai l'intention de poursuivre le policier israélien pour cet acte et pour la violation d'une ordonnance du tribunal adressée au club orthodoxe qui appelait la police à faciliter l'entrée des chrétiens afin qu’ils participent à des cérémonies religieuses», explique Khoury à Arab News.
Après une longue attente, la police s'est excusée et la délégation a été autorisée à entrer.
Un porte-parole de la police de Jérusalem déclare à Arab News que les autorités ont dû restreindre le nombre de fidèles en raison du risque d’engorgement.
«Le nombre maximal de personnes ayant été atteint, la police a dû agir pour empêcher les autres d'entrer, cela afin d’assurer la sécurité des gens, selon les directives destinées à lutter contre la propagation de la Covid-19», fait savoir ce porte-parole. Cependant, selon Bassem Khoury, l'église et ses environs n’étaient pas encombrés. «Normalement, des dizaines de milliers de touristes et de chrétiens locaux assistent à l'événement. Cette année, il y en avait à peine 2 000», ajoute l’homme d’affaires.
Ce dernier prévient que les tentatives israéliennes de restreindre l'entrée des chrétiens obéissent à une politique plus large dirigée contre les musulmans et les chrétiens palestiniens, qui vise à faire de Jérusalem une «ville absolument juive».





