GAZA: Israël a autorisé vendredi l'ouverture "temporaire" d'un nouveau point d'entrée pour accélérer l'arrivée d'aide humanitaire dans la bande de Gaza assiégée, tout en poursuivant d'intenses frappes aériennes malgré les pressions américaines pour mieux protéger les civils.
La décision d'autoriser l'aide humanitaire à entrer dans la bande de Gaza par le terminal de Kerem Shalom vise à décongestionner le terminal de Rafah, à la frontière avec l'Egypte.
C'est actuellement l'unique point d'entrée des camions de vivres et médicaments dans l'étroite bande de terre, et à un rythme très inférieur à avant le début de la guerre.
"Nous n'avons pas de nourriture, pas d'eau, pas d'abris. Tous les services font défaut à Gaza", se désespère un habitant du camp de Jabaliya (nord) interrogé par l'AFP, qui ne donne pas son nom.
La guerre a été déclenchée par une attaque le 7 octobre, sans précédent dans l'histoire d'Israël, menée par le Hamas, qui a fait environ 1.200 morts, en majorité des civils, selon les autorités. Environ 250 personnes ont été capturées et emmenées dans la bande de Gaza par le mouvement islamiste palestinien et d'autres groupes alliés.
En représailles, Israël a promis de "détruire" le Hamas et a lancé une offensive sur la bande de Gaza. Près de de 18.800 personnes, à 70% des femmes, des enfants et adolescents, ont été tuées par les bombardements israéliens, d'après le ministère de la Santé du Hamas, au pouvoir à Gaza.
L'ouverture au passage de l'aide par Kerem Shalom est "une très bonne nouvelle", s'est réjoui le représentant de l'OMS pour les territoires palestiniens occupés, estimant cependant qu'il fallait "travailler" à l'accès des camions de vivres et médicaments à toute la bande de Gaza, qui restent largement bloqués à Rafah à cause des combats.





