DAMAS: Deux membres présumés du groupe Etat islamique (EI) ont été arrêtés dans l'est de la Syrie, ont annoncé dimanche les autorités en les accusant d'avoir perpétré des assassinats dont celui d'un fonctionnaire du ministère de la Défense.
Depuis qu'elles ont pris le pouvoir après avoir renversé Bachar al-Assad fin 2024, les nouvelles autorités syriennes annoncent régulièrement des arrestations de membres du groupe EI et le démantèlement de réseaux affiliés au groupe jihadiste, accusés d'avoir commis des attentats dans le pays.
Dans un communiqué publié dimanche, les forces de sécurité syriennes ont ainsi dit avoir appréhendé à Deir Ezzor (est) deux personnes accusées d'avoir "perpétré une série d'assassinats dans le gouvernorat, dont le dernier a visé Ibrahim al-Jassem, membre du ministère de la Défense abattu (...) dans la ville de Mayadine".
Des armes et des munitions ont été retrouvées en possession des deux hommes, selon la même source.
Le groupe EI, qui avait pris le contrôle en 2014 de vastes territoires en Syrie et en Irak, a été défait territorialement en Syrie en 2019, mais des cellules du groupe s'y maintiennent, notamment dans le désert.
Selon un rapport remis par le secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité en juillet, le groupe État islamique disposait encore "de près de 3.000 combattants" en 2026 en Syrie.
L'EI revendique encore occasionnellement des attaques visant principalement les forces de sécurité.
Les autorités syriennes ont notamment imputé au groupe jihadiste un attentat à la bombe à Damas survenu lors de la visite du président français Emmanuel Macron en juillet, et avaient annoncé le démantèlement de la cellule responsable selon elles de l'attaque.
D'après le rapport onusien, plusieurs projets d'attaque contre des dignitaires syriens ont été déjoués, dont un en début d'année visant le nouveau président syrien Ahmad al-Chareh.





