TUNIS: Au moins 11 personnes ont été arrêtées en Tunisie après avoir manifesté samedi pour réclamer la libération de soutiens de la cause palestinienne, ont indiqué lundi deux avocats et un collectif militant.
Le nombre exact de personnes interpellées reste pour l'instant à confirmer, aucun bilan officiel n'ayant été publié.
L'avocat Ghassen Besbes, qui défend plusieurs d'entre eux, a affirmé à l'AFP qu'au moins 11 manifestants avaient été arrêtés. Le collectif propalestinien Maghreb Sumud a de son côté évoqué 13 arrestations.
Selon un autre avocat, Fedy Snene, le juge a décidé de prolonger la garde à vue des personnes interpellées de 48 heures.
"Les investigations se sont concentrées sur les slogans scandés lors de la manifestation", a-t-il précisé.
Des centaines de Tunisiens avaient manifesté samedi pour exiger la libération de quatre militants propalestiniens, arrêtés en mars et accusés de blanchiment d'argent alors qu'ils participaient à l'organisation d'une flottille humanitaire à destination de Gaza.
Les autorités les soupçonnent d'avoir détourné des fonds collectés pour la "Global Sumud Flotilla", qui avait fait route vers Gaza en 2025 dans le but d'y acheminer de l'aide humanitaire. La "Global Sumud Flotilla" a toutefois condamné leur arrestation et appelé à leur libération.
Plusieurs de ces militants emprisonnés sont en grève de la faim, dont Wael Naouar, en "danger" de mort selon le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), Bassem Trifi.
Disant leur "grande inquiétude", la LTDH, l'Ordre des avocats ainsi que la centrale syndicale UGTT ont appelé dans un communiqué commun à la libération des manifestants et à "cesser d'entraver les rassemblements pacifiques".
Les militants de la flottille "Global Sumud", qui avaient fait escale en Tunisie, avaient tenté de briser le blocus imposé par Israël et d'atteindre le territoire palestinien pour acheminer de l'aide par voie maritime. Leurs embarcations avaient été interceptées par Israël, et les militants avaient été arrêtés et expulsés.





