LONDRES : Lundi, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a annoncé que Londres avait envoyé une délégation officielle pour rencontrer les nouvelles autorités intérimaires en Syrie, dirigées par le groupe islamiste radical HTS après la chute de Bachar al-Assad.
« Je peux confirmer aujourd'hui que nous avons envoyé une délégation de hauts responsables britanniques à Damas pour une réunion avec les nouvelles autorités syriennes intérimaires et des membres de la société civile », a déclaré le chef de la diplomatie lors d'une conférence de presse à Londres.
David Lammy a également indiqué que le Royaume-Uni soutiendrait « un processus politique transitoire inclusif, mené par la Syrie et qui lui appartiendra ».
Le 8 décembre, une coalition de groupes rebelles menée par des islamistes radicaux s'est emparée de la capitale, Damas, après une offensive éclair menée depuis le nord du pays.
Les nouvelles autorités syriennes s'emploient à rassurer les capitales étrangères, qui prennent peu à peu contact avec leurs dirigeants, dont Abou Mohammad al-Jolani, le chef de HTS, qui se fait désormais appeler par son vrai nom, Ahmad al-Chareh.
Samedi, les États-Unis ont annoncé avoir établi un « contact direct » avec HTS.
Dimanche, le ministre britannique des Affaires étrangères a annoncé à son tour que le Royaume-Uni avait des « contacts diplomatiques » avec ce groupe.
HTS « reste une organisation terroriste interdite au Royaume-Uni mais nous pouvons avoir des contacts diplomatiques, donc nous les avons », a-t-il déclaré, afin d'assurer notamment la mise en place d'un « gouvernement représentatif » et la sécurisation des stocks d'armes chimiques en Syrie.
Londres a aussi annoncé débloquer 50 millions de livres (60,1 millions d'euros) pour venir en aide aux « Syriens les plus vulnérables » en Syrie, au Liban et en Jordanie.





