Au-delà des contrariétés et des désappointements qui n’en finissent pas, des failles et des risques, de l’absence de vision collective des problèmes, on voit plus de perdants et moins de vainqueurs dans le blocage inédit au plus haut niveau de l’Etat. Il faut se demander si on prend aujourd’hui en considération les besoins du pays dans un contexte économique, social et sanitaire plus que jamais difficile, ou tout simplement si on pense à ses propres intérêts ? Dans un paysage politique installé de plus en plus sur une montagne de dérives et affecté par la dégringolade continue des valeurs, personne, à ce jour, ne semble privilégier la voix de la raison.
Privée de discernement et surtout de visibilité, la classe politique a pris l’habitude de céder aux polémiques. Le réflexe acquis, les différents acteurs cèdent chaque fois aux conflits interminables, poussent aux solutions radicales et vont même aujourd’hui jusqu’à vouloir mobiliser la rue. C’est toute l’impertinence dans sa version de tous les jours, de tous les maux. Mais c’est aussi une grande frustration pour un pays comme la Tunisie, déclencheur du printemps arabe, de sa hasarder dans l’inconnu.
NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.





