Le Président de la République aurait, selon les propos du SG de l’Ugtt, Noureddine Taboubi, exigé le départ du Chef du gouvernement comme condition sine qua non avant d’entamer un dialogue national.
Le mouvement Ennahdha et son président, Rached Ghannouchi, seraient prêts à «sacrifier» Mechichi sur l’autel d’un compromis avec Kaïs Saïed à condition que le dialogue soit limité à l’aspect socioéconomique. Il n’est pas question d’aborder le volet politique une fois le dialogue engagé. Pour sa part, Hichem Mechichi campe sur sa position et s’agrippe à son siège à La Kasbah.
Entre-temps, la collecte des signatures pour une motion de censure contre le président du Parlement va bon train.
A Carthage, Saïed encaisse les coups. Coupé de ses ministres limogés lors du remaniement opéré par Mechichi le 26 janvier dernier, sa marge de manœuvre se réduit comme une peau de chagrin. Il n’empêche que le Président de la République ne baisse pas les bras et mène une offensive contre ses détracteurs. Au fur et à mesure qu’il mène son combat tambour battant, il est de plus en plus exposé aux campagnes de dénigrement.
Résultats des ourses: un blocage inédit au sommet de l’Etat. Et même si de part et d’autre on essaye de se montrer fort et solide, le pays, tel un bateau ivre, continue à naviguer à vue
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