A quelque chose malheur est bon. Les inepties de Paris ont fait découvrir à Alger notre profondeur historique, on dirait. A Rome, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a fait un geste plus fort que tous les mots en visitant le lieu où, il y a deux mille ans, le roi numide Jugurtha avait été emprisonné avant de mourir en héros.
Le chef de la diplomatie algérienne a reconnu sur place «une pièce de l’histoire de l’Algérie», éclairant rétrospectivement un pan majeur de l’histoire de notre peuple, jusque-là tenu en marge de l’histoire officielle.
Cette première visite d’un officiel sur les traces de l’un des fondateurs de l’Etat algérien est assez symbolique pour que l’on distingue un besoin de restituer aux Algériens leur histoire complète, longtemps prise en otage par le déni politique, et réduite à une version minimaliste, arbitrairement épurée.
NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.





