Prélèvement sur les pensions des retraités, retard dans le paiement des salaires des universitaires et des instituteurs, les signes d’une crise de trésorerie dans les caisses de l’État sont évidents. Mais le plus grave est ce recours massif aux institutions financières tunisiennes pour le financement des salaires et des pensions. Le dernier en date fut l’appel à la Poste tunisienne pour une lampée de 700 millions de dinars représentant les sommes déposées par les recettes des finances dans les comptes dédiés pour assurer le paiement des salaires des employés de plusieurs ministères après un retard de plus de dix jours.
C’est ce qui a été confirmé par la directrice générale de la dette et de la coopération financière au ministère des Finances, affirmant que plusieurs ressources ont été mobilisées pour financer les salaires, soit 2,7 milliards de dinars de ressources fiscales pour le mois de janvier, la conversion des 300 millions de dollars de l’emprunt algérien en dinars tunisiens en plus d’un emprunt interne auprès d’autres institutions financières locales d’une valeur de 115 millions de dinars.
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