L’espoir nourri en 2011 fait place aujourd’hui à la déception. Visiblement, les choses ont beaucoup changé. Au vu de ce qu’ils ne cessent de laisser entrevoir, les partis, les députés et les différentes composantes de la scène politique désolent plus qu’ils n’inspirent.
C’est une grande frustration pour un pays comme la Tunisie, qui a ses compétences nationales, que de n’avoir pas de stratégie et de manœuvres économiques et sociales. Ni assez de résolution pour avancer, progresser. Prospérer même ! Les politiques sont dans leur monde. Ils se croient, ils se voient plus grands que ce qu’ils ne sont. Ils n’ont que très peu, sinon jamais, compris que le pays a encore beaucoup d’autres marches à gravir, beaucoup de problèmes à résoudre et de situations insoutenables à gérer. C’est toute l’impertinence dans sa version de tous les jours, de tous les maux qui ne cesse de gagner du terrain. Et au bout du compte, autant d’égarement inspire aussi bien le sens de l’irresponsabilité que le manquement au devoir.
Cette situation nous amène à constater que les insignifiances et les dérives ne sont plus une affaire marginale, mais concernent tout un environnement et des acteurs qui n’arrivent pas à se rendre utiles, et dont le mode de comportement et de travail inquiète plus qu’il ne rassure.
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