On ne sait trop comment Ali Ghediri n’est plus accusé «d’intelligence avec l’étranger». Cette grave accusation qui grevait ostensiblement son dossier a disparu de la liste des chefs d’inculpation sans que le magistrat en charge de cette affaire n’ait pris le soin d’en expliquer les raisons à l’opinion publique. Erreur «d’appréciation ?» Le triturage juridique est pris en flagrant délit.
Ce retrait en catimini d’une accusation aussi lourde a été interprété, en tous cas, comme une preuve tangible d’un «montage juridico-politique» ne pouvant relever que d’un règlement de comptes. Si on se trompe à ce point dans le réquisitoire, si on surcharge à ce point l’énoncé des délits, c’est que le reste ne tient pas la… barre.
L’ex-officier supérieur qui aspirait à la présidence de la République n’avait pas besoin, pour sa part, de cette vraie-fausse bavure pour rappeler l’injustice dont il est victime.
C’est pour rétablir celle-ci qu’il adressa une lettre ouverte au Premier magistrat, lettre dont il mesura les mots et par laquelle il tenait à souligner au passage que les «interférences» – appelées par lui les Maîtres du moment – qui agissent en parallèle du Pouvoir officiel sur les évènements, sont très présentes et très actives.
C’est avec à peu près le même sentiment d’arbitraire qu’a été perçue l’incarcération de la militante pour la liberté Amira Bouraoui dont les motifs d’accusation paraissent là aussi trop «chargés» dans le seul but de l’accabler, comme le démontre d’ailleurs la peine d’une année de prison ferme qui a été prononcée contre elle de manière expéditive.
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La force et la raison
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La force et la raison

- Le retrait en catimini d’une accusation aussi lourde a été interprété comme une preuve tangible d’un «montage juridico-politique»
- C’est avec à peu près le même sentiment d’arbitraire qu’a été perçue l’incarcération de la militante pour la liberté Amira Bouraoui



