Des centaines de personnes, issues de différentes catégories sociales, tentent tous les jours la traversée de la Méditerranée à la recherche d’une vie meilleure. Face au drame, l’état demeure impuissant.
L’épisode tragique qu’a connu l’Ouest du pays la semaine passée où dix harragas étaient repêchés par les gardes-côtes de la marine nationale et l’interception de près de 500 personnes qui s’apprêtaient à traverser clandestinement la Méditerranée vient rappeler, si besoin est, le rebond inquiétant du phénomène de la “harga”.
Régulièrement, des départs massifs sont signalés. Le dernier en date est celui qui a vu l’arrivée sur les côtes espagnoles de près de mille personnes, à en croire la presse ibérique. Cette recrudescence de la traversée de la Méditerranée vient confirmer que ce “fléau” mortel est loin d’être une vague passagère. Il est structurel.
Il n'est pas propre à l’Algérie ; il concerne un certain nombre de pays en proie à des crises multiformes. Cette “massification” du mouvement migratoire irrégulier s’accompagne par une mutation du profil des migrants.
Il ne touche pas seulement la catégorie des jeunes désœuvrés, il draine également de nouvelles tranches d’âge et catégories sociales. De plus en plus de femmes risquent le pari en prenant des embarcations de fortune, emportant leurs enfants en bas âge.
NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.





