L’escalade était prévisible et les indices précurseurs pointaient à l’horizon depuis plusieurs jours. L’alerte a été courte, comme il fallait s’y attendre à moins d’une nouvelle flambée mais la réalité est là, criante : la vive tension hier après-midi entre les miliciens du Hezbollah et l’armée israélienne dans la région de Chebaa n’est en effet qu’une conséquence directe et un prolongement des opérations militaires en cours en Syrie. Un exemple de plus des retombées sur la scène locale de l’implication du parti chiite dans les conflits régionaux, et plus particulièrement dans la défense iranienne effrénée du régime de Bachar el-Assad.
Encore une fois, les Libanais ont été témoins hier de cette prise d’otage dont leur pays est victime de la part du camp iranien pour alimenter purement et simplement la guerre globale engagée au Moyen-Orient par le pouvoir des mollahs à Téhéran.
La tension, accompagnée de tirs, survenue hier à la frontière avec Israël, illustre en tout état de cause, n’en déplaise à certains, le bien-fondé du projet de neutralité positive remis sur le tapis par le patriarche maronite, Béchara Raï, depuis le début du mois de juillet. Mais il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre… Et celui aussi dont la mauvaise foi frôle l’arrogance, doublée de mépris
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La preuve par neuf
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La preuve par neuf

- La vive tension hier après-midi entre les miliciens du Hezbollah et l’armée israélienne dans la région de Chebaa n’est en effet qu’une conséquence directe et un prolongement des opérations militaires en cours en Syrie
- Encore une fois, les Libanais ont été témoins hier de cette prise d’otage dont leur pays est victime de la part du camp iranien



