Seulement 20% des capacités agricoles de l’Algérie sont exploitées, le reste est en jachère, c’est-à-dire abandonné. C’est le constat fait par des experts et qui dépasse tout entendement. Plus encore, le ministère de l’Agriculture qui, cette fois-ci, s’est sérieusement penché sur cette question a recensé que plus de 650 000 hectares de terres agricoles qui ont été attribués n’ont jamais été exploités ! Ils vont être réattribués, mais l’État va-t-il demander des dédommagements aux bénéficiaires de ces lots laissés à l’abandon, alors que ces terres sont propices à cultiver du blé tendre, des légumes secs, de la pomme de terre, de la tomate.
En somme, des produits alimentaires de base qui font, actuellement, l’objet de spéculation outrancière. Finalement, le Sud algérien aurait pu être un vrai Eldorado qui serait venu au secours du littoral qui a été bradé aux promotions immobilières, alors qu’on aurait pu faire le contraire, à savoir attirer les jeunes vers les Hauts-Plateaux et le Sud. Cela aurait été une véritable ruée où chacun aurait eu la chance de réussir dans un territoire délaissé, mais ô combien riche.
Grâce à une volonté politique affichée pour assurer une sécurité alimentaire, d’une part, et du baril de pétrole qui joue au yoyo, perturbant toute analyse prospective, d’autre part, il semblerait que le bon choix soit fait pour cultiver le désert plus fécond qu’on ne le croit.
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