Le pouvoir sur la corde raide

Le pouvoir sur la corde raide
Short Url

Le pouvoir sur la corde raide

Le pouvoir sur la corde raide
  • Sans conteste, c’est le traumatisme social de la population qui est la plus lourde séquelle
  • L’économie du pays a plongé, les ressources de l’Etat avec et la survie de l’Algérie n’a pu être assurée que grâce aux réserves de change

C’est une rentrée sociale des plus difficiles qui attend l’équipe dirigeante tant se sont sédimentés une multitude de lancinants problèmes, soit liés à la propagation de la Covid-19, soit héritage des bouleversements politiques liés à la chute de Bouteflika, ou enfin le résultat de fâcheuses décisions enregistrées ces derniers mois.

Sans conteste, c’est le traumatisme social de la population qui est la plus lourde séquelle : bien visibles, des dizaines de milliers de ménages algériens ont sombré dans la précarité suite aux mesures gouvernementales de confinement. L’emploi a disparu ou s’est raréfié, le pouvoir d’achat a drastiquement baissé, des entreprises par centaines ont sombré dans la faillite ou perdu leurs parts de marché.

L’économie du pays a plongé, les ressources de l’Etat avec et la survie de l’Algérie n’a pu être assurée que grâce aux réserves de change disponibles à l’extérieur du pays, qui ont pu permettre la disponibilité de produits de base. Le second héritage se manifeste par des guerres incessantes de clans de l’ancien régime – y compris le pouvoir de la transition –, visibles dans les tribunaux par-devant lesquels ont défilé des dizaines de très hauts responsables de l’ère Bouteflika et plusieurs oligarques, qui se sont enrichis indûment ou se sont rendus coupables de collusion politico-financière avec la galaxie du chef de l’Etat déchu.
Lire la suite