Le taux de participation, le risque islamiste, le sort de l’ex-parti unique et du RND et le mystère des “indépendants” planent sur le scrutin législatif de l’après-demain.
S’il n’est pas d’une portée stratégique en mesure de bouleverser profondément le paysage politique et remodeler les rapports de force, le scrutin législatif de samedi prochain comporte tout de même des enjeux aussi sérieux que contradictoires. D’abord, la sempiternelle problématique de participation. La bataille des chiffres penchera-t-elle du côté des participants à l’élection ou de celui des partisans du boycott ? Au sein du bloc “participationniste”, l’on s’interroge également sur la nature des couleurs politiques qui sortiront victorieuses de cette consultation qui se déroule dans un climat bien singulier. Les partis politiques redoutent un raz-de-marée des “indépendants”. Les formations politiques traditionnelles y voient en ces derniers des “objets politique non identifiés” qui risquent de rafler la mise, parce qu’ils bénéficient d’un traitement spécifique.
Pour les partis de la mouvance islamiste, le jour de victoire et de gloire est arrivé. Ils se préparent déjà à gouverner. Le rendez-vous du 12 juin a une valeur-test pour mesurer le poids électoral de ce courant souvent exagéré par les analystes. L’autre enjeu réside dans le sort qui sera réservé aux partis qui ont longtemps accompagné le règne d’Abdelaziz Bouteflika, à commencer par l’ex-parti unique et de son “fils” légitime le Rassemblement national et démocratique (RND)
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