Par souci de justesse, la plupart des observateurs accordent une certaine particularité, voire une originalité, à la composition du nouveau gouvernement annoncé par Najla Bouden. Beaucoup plus de femmes que d’habitude, des universitaires, autour desquels il n’y a point de soupçons de corruption et, cerise sur le gâteau, rupture totale avec tout ce qui avait constitué pendant plus de dix ans une atteinte et un préjudice à l’intelligence tunisienne.
Le quota partisan dans la formation des différents gouvernements qui se sont succédé depuis 2011 était une fausse note sur laquelle reposaient des choix et des option, le moins que l’on puisse dire, inadéquats et inappropriés. Une longue période durant laquelle on était loin de prendre en considération l’intérêt du pays, encore moins les exigences du moment et du contexte.
On a fait comme si les compétences et les mérites étaient tout simplement liés aux intérêts particuliers de partis politiques, défendus à contre-courant par les dirigeants de l’époque. Dans tout ce qu’ils entreprenaient, ils n’étaient au fait rien que des lobbyistes des intérêts privés, des intérêts de clans et des intérêts de partis.
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