Montassar Bezzez, trentenaire, se lance dans la création d’un centre culturel à Hammamet. Un challenge de taille qu’il s’apprête à relever dans une région appauvrie culturellement et malgré la conjoncture économique critique que connaît la Tunisie. Ce lieu émergent est une adresse pour les artistes en herbe et les graines de talents de la région. Actuellement, son jeune fondateur fait de la résistance pour contourner les difficultés, pense la région à travers «Fausse note» et rappelle la nécessité d’y entamer une dynamique culturelle. Rencontre.
Le public ne vous connaît pas assez, pourtant vous avez courageusement ouvert récemment un centre culturel baptisé « Fausse note», dans une ville dépourvue de culture et d’arts. Qui êtes –vous et quelle est l’origine de ce projet ?
Je suis artiste lyrique, étudiant à l’Institut supérieur de musique de Tunis, je prépare mon master, et je suis originaire de la ville de Hammamet. C’est étonnant à dire, je suis de Hammamet, mais je ne connaissais pas Dar Sebastian, ni le Centre culturel méditerranéen de la ville, et qui reste connu dans le monde. Ce n’est qu’en intégrant l’Institut de musique en tant qu’étudiant, que j’ai pu découvrir ce lieu historique.
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