Il fut un temps où les opposants politiques pouvaient être accusés d’apostasie. C’est en Tunisie, quand le mouvement Ennahdha était seul maître à bord. Ses fidèles et autres imams ne se gênaient pas de jeter «les impertinents» en pâture, voire de les citer nominativement dans les prêches. On sait où tout cela avait mené.
Après le 25 juillet, les opposants du processus et du Président Kaïs Saïed étaient aussi frappés d’anathèmes. A la moindre critique, les partisans du «professeur président» sont prêts à tomber dans une sorte d’hystérie collective, accusant à tout va«les traîtres de la nation» dont il faut se débarrasser et réduire au silence.
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