Depuis janvier 2020, tous les produits issus des pays de l’Union européenne importés en Algérie sont totalement exonérés des droits de douane. Avec l’entrée en vigueur d’une zone de libre-échange, les caisses de l’Etat algérien subissent un injuste manque à gagner et la fragile industrie locale est fortement pénalisée par la suppression des droits de douane.
Sur fond de déséquilibre commercial, l’accord de libre-échange a fortement contribué à mettre en faillite des entreprises, anéantir la croissance hors hydrocarbures et à détruire les emplois en Algérie. En l’absence de tout protectionnisme, le marché algérien est sauvagement ouvert à la concurrence européenne.
Les engagements écrits de l’EU de faire profiter l’Algérie de transferts de technologies ne sont qu’un mirage. Le transfert effectif de savoir-faire doit être au cœur des futures négociations lors de la révision de l’accord d’association. L’Algérie ne doit signer de contrats que sur la base de critères lui permettant d’acquérir un transfert de technologie de l’étranger. Le manque de compétitivité et la faiblesse du savoir-faire expliquent, en premier lieu, la pathogénie de l’anémie de la matrice de l’export algérien.
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