Les prestigieuses Journées cinématographiques de Carthage conçues et imaginées par le cinéaste Tahar Cheriâa et lancées en 1966 par le ministre de la Culture, Chedli Klibi, étaient un événement, le premier du genre dans le monde arabe et africain à tenter, par la magie du 7eart, à établir «un dialogue franc, lucide, sans arrière-pensées… qui ne peut conduire qu’à une meilleure connaissance réciproque entre Africains et Européens, entre Méditerranée du Sud et Méditerranée du Nord», dixit l’homme de lettres et l’un des plus illustres ministres de la Culture de la Tunisie moderne, Chedli Klibi.
Depuis, les temps ont changé. Le festival, devenu plus glamour, déroule le tapis rouge à ses invités et sur des marches calquées sur Cannes. Depuis aussi, les événements similaires ont vu le jour dans la région, dépassant, par les fonds investis, les célébrités mondiales qui y assistent et par la richesse de leurs programmes, le vénérable ancêtre. Néanmoins, les JCC ont de beaux restes.
La 33e édition en cours a donné lieu à un défilé de femmes et d’hommes qui faisaient leur entrée au festival en s’évertuant à faire sensation. A chacun, chacune son style. Attirer les caméras et devenir tendance éphémère sur les réseaux sociaux font partie du jeu. C’est de bonne guerre.
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