Décidément, ces appareils malfaisants continueront encore longtemps à tourmenter notre société !
Alors que les Algériens se croyaient relativement épargnés par un virus ravageur et voyaient leurs sacrifices — commerces clos, transport public suspendu, frontières fermées, rentrées scolaire et universitaire retardées, couvre-feu modulé, etc. — récompensés par une espèce de trêve épidémique, le pouvoir n’a pas pu s’empêcher de se répandre, pour les besoins d’une échéance politique, en kermesses électorales, un mois durant.
Aujourd’hui, les pouvoirs publics se font silencieux sur la responsabilité des rassemblements de campagne dans la relance du fléau. Or, ce qu’on observe, c’est qu’à peine le vote passé, la courbe des contaminations quotidiennes a décollé. Ce n’est pas à une augmentation du nombre de cas quotidiens qu’on assiste depuis le début de ce mois, mais à une explosion contagieuse avec ses funestes effets. Il n’est même plus payant de s’astreindre à un contrôle politique des statistiques de la maladie ; il suffit de visiter un hôpital ou un cimetière ou de prêter attention aux nouvelles de décès autour de soi, pour se convaincre de l’emballement épidémique. On peut toujours mettre cette dérive sanitaire sur le compte du relâchement, voire de l’indiscipline, sûrement réels, des citoyens, mais la vraie pagaille, massive et programmée, fut le fait de la campagne électorale d’octobre.
NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.





