Dans le sillage de la récente révision constitutionnelle, qu’est-ce qui a changé dans le fonctionnement des institutions, dans la relation entre l’Exécutif et les autres pouvoirs, à l’épreuve des nouvelles réalités politiques du terrain nées du passage en force des législatives du 12 juin dernier ?
Le nouveau Parlement, massivement boycotté par les Algériens, aura-t-il les coudées franches pour exercer son rôle de contrôle de l’action du gouvernement et de pouvoir légiférant consacré par toutes les moutures successives de la Loi fondamentale ? Peu sûr. Les conditions politiques dans lesquelles se sont tenues les élections législatives du 12 juin dernier, marquées par un boycott massif, ont fait de la nouvelle Apn un Parlement par défaut.
Un Parlement n’ayant ni la légitimité des urnes forte requise pour assumer pleinement son rôle de pouvoir législatif, affranchi des interférences de l’Exécutif, ni les clés constitutionnelles pour déconstruire le système institutionnel en place et ouvrir le jeu parlementaire dans le sens de l’exercice de la démocratie parlementaire.
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