Selon un responsable américain, les combattants étrangers doivent quitter la Libye

Cette photo montre des combattants du gouvernement d'entente nationale (GNA), soutenu par l'ONU, lors d'affrontements sur la ligne de front d'Ain Zara avec les forces de l'armée nationale libyenne dans la banlieue sud de la capitale, Tripoli. (AP/Archive)
Cette photo montre des combattants du gouvernement d'entente nationale (GNA), soutenu par l'ONU, lors d'affrontements sur la ligne de front d'Ain Zara avec les forces de l'armée nationale libyenne dans la banlieue sud de la capitale, Tripoli. (AP/Archive)
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Publié le Vendredi 25 juin 2021

Selon un responsable américain, les combattants étrangers doivent quitter la Libye

  • « Des progrès ont été réalisés, ici à Berlin, mais il y a évidemment encore beaucoup de travail à faire», estime le secrétaire d'État adjoint américain au Proche-Orient
  • Cette conférence était organisée dans le cadre d’un projet qui vise à organiser des élections libyennes au mois de décembre afin de désigner un nouveau gouvernement

LONDRES: Les «milliers» de combattants et de mercenaires étrangers qui sont restés en Libye doivent quitter le pays d'urgence, déclare jeudi dernier le secrétaire d'État adjoint américain au Proche-Orient, Joey Hood, lors d'un point de presse auquel a participé Arab News.

Hood s'exprimait de Berlin, où il assistait à une conférence sur la Libye aux côtés d'alliés et de partenaires internationaux.

Les États-Unis «continueront de travailler avec nos alliés pour agencer le départ [des combattants étrangers]. Des progrès ont été réalisés, ici à Berlin, mais il y a évidemment encore beaucoup de travail à faire», estime-t-il.

«L'accord de cessez-le-feu libyen appelle au retrait de tous les combattants et de tous les mercenaires étrangers, sans exception. Les Libyens sont clairs: ils veulent que tout le monde parte.»

Cette conférence était organisée dans le cadre d’un projet qui vise à organiser des élections libyennes au mois de décembre afin de désigner un nouveau gouvernement. L'État libyen est actuellement contrôlé par un gouvernement d'entente nationale.

Hood précise que le Premier ministre libyen, Abdel Hamid Dbeibah, «incarne les efforts du peuple libyen et de ses principaux acteurs politiques pour se réunir et former un gouvernement d'unité nationale sur une base intérimaire afin de les amener vers les élections. Si vous leur aviez demandé il y a un an et demi, si cela était possible, ils auraient répondu non».

Il ajoute: «Nous avons constaté de remarquables progrès de la part des acteurs politiques pour arrêter les combats, créer divers comités et prendre des décisions importantes, ce qui a permis de mettre fin aux combats et a pu réunir ces acteurs politiques en vue de former un gouvernement.»

Hood souligne que l’objectif de la réunion est de concevoir une Libye unifiée, stable et pacifique, et que les États-Unis «ont eu des contacts en amont avec tous les principaux acteurs, y compris la Russie».

Il précise par ailleurs que Washington souhaite maintenir les perspectives de coopération avec Moscou ainsi qu’avec les autres nations influentes.

«Je pense qu’une coopération est possible, pas seulement au niveau humanitaire, mais également sécuritaire. Nous avons tous intérêt à ce que la Libye ne soit pas un exportateur d'instabilité», conclut-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.