Beyrouth : Des heures de recherche pour tenter de repérer une victime vivante

Des scanners thermiques auraient capté des signaux en provenance du site, révélant l'existence d'un ou deux corps sous les décombres. (Photo Tony Srour/ANfr).
Des scanners thermiques auraient capté des signaux en provenance du site, révélant l'existence d'un ou deux corps sous les décombres. (Photo Tony Srour/ANfr).
A présent, une nouvelle machine permettant de creuser et d’aspirer le sable simultanément a été installée dans l’espoir d’accélérer les recherches. (Photo Tony Srour/ ANfr).
A présent, une nouvelle machine permettant de creuser et d’aspirer le sable simultanément a été installée dans l’espoir d’accélérer les recherches. (Photo Tony Srour/ ANfr).
Les secouristes s'acharnent dans l'espour de retrouver un survivant. (Photo Tony Srour/ANfr).
Les secouristes s'acharnent dans l'espour de retrouver un survivant. (Photo Tony Srour/ANfr).
Les secouristes sont désormais à 70cm du souffle repéré sous les décombres: (Photo Tony Srour/ANfr).
Les secouristes sont désormais à 70cm du souffle repéré sous les décombres: (Photo Tony Srour/ANfr).
Short Url
Publié le Vendredi 04 septembre 2020

Beyrouth : Des heures de recherche pour tenter de repérer une victime vivante

  • Les appareils utilisés, à la pointe de la technologie, ont détecté un souffle. Les secouristes sont à moins de 70 centimètres du signal repéré.
  • Michel al-Murr, de la brigade des pompiers de Beyrouth, a rapporté la détection de pulsations d' « une personne » à environ deux mètres sous les décombres grâce à une caméra thermique

BEYROUTH: A Beyrouth, l’espoir sous les décombres ? Par cinq fois, les chercheurs ont tenté de retrouver les corps, dont l’un semble en vie, dans ce bâtiment totalement ravagé par l’explosion du 4 août. A présent, grâce a un nouveau plan de recherches, ils semblent sur la bonne voie. Selon les dernières informations sur le terrain, le pouls détecté sous les décombres se serait intensifié passant de 7 pulsations par minute à 20 pulsations par minute. Les secouristes seraient maintenant à moins de 70 centimètres du signal repéré hier soir.

A présent, une nouvelle machine permettant de creuser et d’aspirer le sable simultanément a été installée dans l’espoir d’accélérer les recherches.

Selon des informations recueillies sur place, la bâtisse dévastée par l’explosion était vide, personne n’y habitait. Les corps repérés seraient donc ceux de personnes qui passaient par là au moment du drame. Également selon des informations recueillies sur place, les équipes de secours françaises avaient déjà tenté des recherches sur le même site le 6 août dernier, avec des chiens renifleurs, avant d’abandonner.  

Hier, un chien renifleur utilisé par une équipe de sauveteurs chiliens dépêchée à Beyrouth après le drame pour retrouver d'éventuels corps ensevelis a permis de repérer mercredi soir un bâtiment effondré à la périphérie de la rue Gemmayzé sous lequel se trouveraient des corps humains, a indiqué le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, à des journalistes sur place.

Des scanners thermiques ont capté des signaux en provenance du site, révélant l'existence d'un ou deux corps sous les décombres, a précisé M. Abboud. 

D'après ce dernier, les appareils utilisés, à la pointe de la technologie, ont détecté des « battements cardiaques ».

« Nous espérons que quelqu'un en sortira vivant », a poursuivi le gouverneur de la ville.

Michel al-Murr, de la brigade des pompiers de Beyrouth, a également rapporté la détection de pulsations d' « une personne » à environ deux mètres sous les décombres grâce à une caméra thermique.

Au micro d'une chaine locale, un secouriste libanais a par ailleurs ajouté que les scanners avaient capté « 19 respirations par minute ».

Le bâtiment où ont lieu les recherches s'était complètement effondré après l'explosion du 4 août qui a détruit des pans entiers de Beyrouth, faisant 191 morts et blessant plus de 6.500 personnes, selon le dernier bilan officiel communiqué jeudi. 

Des sauveteurs chiliens ainsi que des équipes de la défense civile libanaise et des pompiers tentent minutieusement de débarrasser les décombres depuis cet après-midi, a indiqué M. Murr. 

Selon les autorités, l'explosion a été causée par d'énormes quantités de nitrate d'ammonium stockées sans mesures de précaution depuis des années au port de Beyrouth.

L'annonce jeudi d'un éventuel survivant sous les décombres a ravivé l'espoir de retrouver d'autres survivants, même si cela reste peu probable quatre semaines après le drame.

Sept personnes sont toujours portées disparues, d'après l'armée libanaise.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.