Le président iranien Raïssi dit s'attaquer à la Covid-19 et relancer les domaines prioritaires de l'économie

Le président ultraconservateur iranien Ebrahim Raïssi a déclaré samedi que son gouvernement donnerait la priorité à la lutte contre le Covid-19 et à l'accélération des vaccinations. (Photo, AFP)
Le président ultraconservateur iranien Ebrahim Raïssi a déclaré samedi que son gouvernement donnerait la priorité à la lutte contre le Covid-19 et à l'accélération des vaccinations. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 22 août 2021

Le président iranien Raïssi dit s'attaquer à la Covid-19 et relancer les domaines prioritaires de l'économie

  • Depuis fin juin, l'Iran a connu ce que les autorités ont appelé une « cinquième vague » d'infections au Covid-19
  • Plus de 16,3 millions de personnes sur les 83 millions d'habitants que compte le pays ont reçu une première dose de vaccin

TEHERAN : Le président ultraconservateur iranien Ebrahim Raïssi a déclaré samedi que son gouvernement donnerait la priorité à la lutte contre la Covid-19 et à l'accélération des vaccinations avant une reprise économique, alors qu'il défendait ses choix de cabinet devant le Parlement.

Le parlement dominé par les conservateurs a commencé dans la matinée à débattre d’une formation uniquement masculine et largement conservatrice avant un vote de confiance attendu plus tard cette semaine.

« La première priorité du gouvernement est de contrôler le coronavirus, d'améliorer la situation sanitaire et de généraliser la vaccination », dit Raïssi.

« L'économie et la situation des moyens de subsistance sont la deuxième priorité », ajoute-t-il, notant que ce nouveau gouvernement est destiné à apporter « justice et progrès ».

Depuis fin juin, l'Iran a connu ce que les autorités ont appelé une « cinquième vague » d'infections à la Covid-19, la pire du pays à ce jour, qu'ils ont largement imputée au variant delta, plus contagieux.

Les infections et les décès quotidiens ont atteint des records à plusieurs reprises ce mois-ci, portant le nombre total de cas depuis le début de la pandémie à plus de 4,5 millions et les décès à plus de 100 000.

L'Iran, qui lutte contre l'épidémie de Covid-19 la plus meurtrière du Moyen-Orient, a lancé une campagne de vaccination en février, mais elle a progressé plus lentement que ne l'avaient espéré les autorités.

Étouffé par les sanctions américaines qui ont rendu difficile le transfert d'argent à l'étranger, l'Iran dit avoir eu du mal à importer des vaccins.

Raïssi a choisi Bahram Eynollahi, optométriste de 63 ans, comme ministre de la Santé.

Il a défendu son choix en le qualifiant de « personnalité qui peut rallier des forces dans la lutte contre le coronavirus ».

Eynollahi a été cité par les médias locaux comme signataire d'une lettre ouverte en janvier qui mettait en garde l'ancien président Hassan Rohani contre l'importation de vaccins fabriqués par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, pour cause de « complications inconnues et irréversibles ».

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait interdit le même mois l'utilisation de vaccins fabriqués par les États-Unis et la Grande-Bretagne, les qualifiant de « complètement indignes de confiance ».

Plus de 16,3 millions de personnes sur les 83 millions d'habitants que compte le pays ont reçu une première dose de vaccin, mais seulement 5,4 millions ont reçu la seconde, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le président palestinien Abbas convoque les premières élections du parlement de l'OLP

Le président palestinien Mahmoud Abbas a convoqué pour le 1er novembre 2026 des élections devant désigner pour la première fois au suffrage universel direct les membres du Conseil national palestinien (CNP), parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), rapporte lundi l'agence officielle palestinienne Wafa. (AFP)
Le président palestinien Mahmoud Abbas a convoqué pour le 1er novembre 2026 des élections devant désigner pour la première fois au suffrage universel direct les membres du Conseil national palestinien (CNP), parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), rapporte lundi l'agence officielle palestinienne Wafa. (AFP)
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  • M. Abbas, président de l'Autorité palestinienne et de l'OLP, a publié un décret stipulant que les "élections se tiendront partout où cela sera possible, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Palestine"
  • Jusque-là, les membres du CNP n'ont jamais été élus, mais désignés ou cooptés

RAMALLAH: Le président palestinien Mahmoud Abbas a convoqué pour le 1er novembre 2026 des élections devant désigner pour la première fois au suffrage universel direct les membres du Conseil national palestinien (CNP), parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), rapporte lundi l'agence officielle palestinienne Wafa.

M. Abbas, président de l'Autorité palestinienne et de l'OLP, a publié un décret stipulant que les "élections se tiendront partout où cela sera possible, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Palestine, afin de garantir la participation la plus large possible du peuple palestinien" à ce scrutin, indique Wafa.

Jusque-là, les membres du CNP n'ont jamais été élus, mais désignés ou cooptés.

Le CNP, qui a longtemps fait figure de parlement en exil de l'OLP, est dominé par le Fatah, le mouvement de M. Abbas, cofondé par Yasser Arafat, dirigeant historique des Palestiniens, mort en 2004. Les mouvements islamistes palestiniens du Hamas et du Jihad islamique, non membres de l'OLP, n'y sont pas représentés.


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.