Contrôleurs aériens: le gouvernement va lier recrutement et évolution du trafic

Des avions de la compagnie aérienne Air France. (Photo, AFP)
Des avions de la compagnie aérienne Air France. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 19 septembre 2021

Contrôleurs aériens: le gouvernement va lier recrutement et évolution du trafic

  • «Avant la pandémie, on avait un niveau de contrôleurs aériens insuffisant. Dans la crise qu'on connaît aujourd'hui, il y a plus de contrôleurs que de trafic aérien»
  • Pour autant, le syndicat souligne la nécessité «d'un recrutement suffisant de contrôleurs dès 2022» en raison «des nombreux départs à la retraite, des perspectives de trafic et des nouvelles procédures environnementales»

PARIS : Le gouvernement va lier le recrutement des agents de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) à l'évolution du trafic aérien et à la productivité, suivant une recommandation d'un rapport de la Cour des comptes publié vendredi.


Parmi les dix préconisations de ce rapport très critique sur la gestion de ressources humaines de la DGAC, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a répondu dans une lettre aux "Sages" de la rue Cambon qu'elle allait en mettre en œuvre trois.


Outre l'ajustement annuel "dès 2022" de la "trajectoire de recrutement des contrôleurs aériens à l'évolution du trafic et aux efforts de productivité", le gouvernement veut refondre "le dispositif d'intéressement à la performance collective" et "mettre fin aux subventions aux organisations syndicales représentatives de la DGAC".


L'alignement des recrutements sur l'évolution du trafic aérien est "quelque chose qui me paraît pragmatique", a réagi Loïc Parisi auprès de l'AFP.


"Avant la pandémie, on avait un niveau de contrôleurs aériens insuffisant. Dans la crise qu'on connaît aujourd'hui, il y a plus de contrôleurs que de trafic aérien", a développé le secrétaire national du SNCTA, premier syndicat chez les contrôleurs aériens.


Pour autant, le syndicat souligne la nécessité "d'un recrutement suffisant de contrôleurs dès 2022" en raison "des nombreux départs à la retraite, des perspectives de trafic et des nouvelles procédures environnementales".


"Sur le niveau de recrutement, il faut faire attention", a averti de son côté Laurent Notebaert, secrétaire général du SNNA-Force ouvrière (Syndicat national de la navigation aérienne, 4e syndicat de la DGAC).


"Le niveau de trafic peut remonter plus rapidement que le temps de recruter et de former quelqu'un de qualifié", qu'il évalue entre cinq et sept ans.

Echéances «délicates»

La fin des subventions semblait susciter samedi moins d'inquiétude parmi les syndicats. A l'Unsa Aviation civile par exemple, "elles ne représentent que 15 à 20% des ressources" annuelles, selon William Fiacre, secrétaire général d'une des quatre organisations qui composent le syndicat.


La Cour des comptes recommande par ailleurs d'obliger "les personnels de la navigation aérienne, dont la présence détermine la capacité que peut offrir le service minimum", à déclarer au moins 72 heures à l'avance leur participation à un mouvement de grève. Elle précise que cette déclaration doit être "individuelle".


La Cour suggère aussi de revoir les traitements et primes des agents de la DGAC qui ont "des niveaux de rémunération élevés par comparaison au reste de la fonction publique", lesquels sont en outre "régulièrement accrus par des protocoles sociaux successifs", d'après le rapport.


"Dans le contexte de la crise durable du trafic aérien liée à la pandémie (...), la DGAC ne peut plus s'inscrire dans une logique protocolaire consistant à accorder régulièrement de nouveaux avantages catégoriels à ses agents", affirme la Cour.


Sur ces dernières recommandations, le gouvernement estime que "les échéances prescrites, 2022 ou 2023 pour la plupart, apparaissent délicates à tenir" et "nécessitent un dialogue social approfondi avant d'être mises en œuvre".


Le ministère met en avant les élections professionnelles prévues fin 2022, la reprise du trafic aérien et l'amélioration de la situation financière de la DGAC.


La Cour des comptes estime enfin que la formation initiale des contrôleurs aériens est "d'une durée trop longue et d'un contenu trop étendu par rapport aux qualifications requises en première affectation".


En 2017 déjà, les "Sages" avaient dénoncé dans un rapport le coût élevé de l'action sociale au sein de la DGAC, critiquant "un immobilisme persistant pour un coût élevé". 


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Short Url
  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".