Concacaf/corruption: le vice-président du Surinam banni pour trois ans

Dans cette photo d'archive prise le 30 juin 2010, l'actuel vice-président du SurinamRonnie Brunswijk parle au téléphone à Paramaribo. (Photo, AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 30 juin 2010, l'actuel vice-président du SurinamRonnie Brunswijk parle au téléphone à Paramaribo. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 26 septembre 2021

Concacaf/corruption: le vice-président du Surinam banni pour trois ans

  • La Concacaf ouvre une enquête, au lendemain de la participation à un match d'une compétition de clubs du vice-président du Surinam et ancien guérillero, Ronnie Brunswijk, 60 ans, ensuite vu distribuant de l'argent aux joueurs de l'équipe adverse
  • Ancien sergent de l'armée, Ronnie Brunswijk avait pris les armes devenant un chef rebelle contre le dictateur Desi Bouterse dans les années 1980

MIAMI : L'actuel vice-président du Surinam, Ronnie Brunswijk, qui avait participé mardi dernier en tant que joueur à un match officiel entre l'Inter Moengo Tapoe, dont il est propriétaire, et le club hondurien d'Olimpia, avant d'être vu distribuant de l'argent aux joueurs adverses, a été banni pour trois ans par la Concacaf.


"Après avoir évalué les actions mises en évidence dans une vidéo, qui a circulé sur les réseaux sociaux après le match de Ligue de la Concacaf Inter Moengo Tapoe contre le CD Olimpia, et examiné les déclarations écrites fournies par les deux clubs, la Commission de discipline a déterminé que de graves violations des règles d'intégrité se sont produites", a indiqué la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes.


"En conséquence de ces violations des règles, il a été décidé que M. Ronnie Brunswijk est banni pendant trois ans de toute participation, à quelque titre que ce soit, aux compétitions de la Concacaf", poursuit le communiqué.


"Les deux clubs ont en outre été disqualifiés et exclus de l'actuelle édition de la compétition, avec effet immédiat", a également décidé l'instance.


La Concacaf a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête, au lendemain de la participation à un match d'une compétition de clubs de l'actuel vice-président du Surinam et ancien guérillero, Ronnie Brunswijk, 60 ans, ensuite vu distribuant de l'argent aux joueurs de l'équipe adverse.

Ancien guérilléro

La vidéo qui a permis à la Concacaf de donner corps aux soupçons de corruption montrait Brunswijk en train de distribuer de l'argent aux joueurs d'Olimpia dans leur vestiaire, dans une ambiance de liesse, après le 8e de finale aller de la ligue de la Concacaf largement remporté par l'équipe hondurienne (6-0).


Auparavant, cet ancien guérilléro et qui se trouve être le propriétaire de l'Inter Moengo Tapoe, s'était désigné comme titulaire - et capitaine - de son équipe, et avait joué pendant 54 minutes, en attaque, aux côtés de son fils Damian Brunswijk.


La Concacaf a assuré "continuer d'enquêter sur cette affaire, ainsi que sur les autres personnes impliquées, et se réserve le droit de soumettre toute preuve supplémentaire à sa commission de discipline" pouvant entraîner d'autres éventuelles sanctions.


Ancien sergent de l'armée, Ronnie Brunswijk avait pris les armes devenant un chef rebelle contre le dictateur Desi Bouterse dans les années 1980. 


Riche homme d'affaires, il a été condamné pour trafic de drogue par contumace à 8 ans de prison en 1999 par la justice néerlandaise (dont le Surinam est une ancienne colonie) et à 10 ans par la justice française, mais le Surinam n'extrade pas ses ressortissants. 


Elu député en 2005, il s'était récemment allié avec l'ancien ministre de la Justice de son pays, Chandrikapersad Santokhi, chef de la principale organisation politique d'opposition.


M. Santokhi a été élu par acclamation en juillet 2020 président et Brunswijk, vice-président par le Parlement pour un mandat de cinq ans à la tête de ce pays de quelque 600.000 habitants, frontalier avec la Guyane française, exportateur d'or et de pétrole.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.