Instagram met fin à IGTV et lance Instagram Video

Selon le groupe, cette nouvelle fonctionnalité restera une « destination pour les personnes ayant l'intention de regarder une vidéo ». (AFP)
Selon le groupe, cette nouvelle fonctionnalité restera une « destination pour les personnes ayant l'intention de regarder une vidéo ». (AFP)
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Publié le Mercredi 06 octobre 2021

Instagram met fin à IGTV et lance Instagram Video

  • Les vidéos publiées sur le flux principal d'Instagram peuvent désormais aller jusqu'à 60 minutes, une durée auparavant réservée aux vidéos IGTV
  • Qu’il s’agisse des publications du feed ou des vidéos, les deux seront combinées en une seule métrique pour les entreprises et les créateurs

PARIS: Instagram reconnaît enfin que la IGTV, sa première grande poussée dans la vidéo, a perdu du terrain.

Aujourd'hui, la société lance « Instagram Vidéo » et se débarrasse du format vidéo exclusif IGTV. Le réseau souhaite ainsi proposer une nouvelle expérience vidéo sur le réseau social.

Dans un post de blog, la firme américaine explique que cette nouvelle fonctionnalité restera une « destination pour les personnes ayant l'intention de regarder une vidéo ». Tout en ajoutant de nouvelles fonctionnalités: nouveaux filtres, possibilité de taguer des personnes, de partager une localisation…

Une opportunité pour les créateurs et les marques

Selon Instagram, un onglet Vidéo sur les profils permettra aux utilisateurs de trouver plus facilement les contenus des créateurs qu’ils suivent. Pour une meilleure expérience, le réseau social précise que les utilisateurs peuvent appuyer n’importe où sur une vidéo pour passer en mode plein écran et ont la possibilité de faire défiler les contenus vidéo afin de découvrir de nouveaux créateurs.

Qu’il s’agisse des publications du feed ou des vidéos, les deux seront combinées en une seule métrique pour les entreprises et les créateurs.

Avec Instagram Vidéo, les publicités IGTV deviennent des publicités Instagram In-Stream. Les créateurs éligibles peuvent toujours monétiser leurs vidéos, et les marques toucher des audiences qui s’intéressent à ce type de format. 

Par ailleurs, les vidéos publiées sur le flux principal d'Instagram peuvent désormais aller jusqu'à 60 minutes, une durée auparavant réservée aux vidéos IGTV. De plus, l’utilisateur n’aura plus à sortir de l'application principale pour y avoir accès.

IGTV a été introduite en juin 2018 avec l'objectif de devenir un équivalent mobile de YouTube, créant un espace pour découvrir et regarder des vidéos de plus longue durée. Mais le format plus long n'a jamais pris. Et à peine deux mois plus tard, l'application TikTok était lancée aux États-Unis.

Instagram a depuis recentré ses efforts vidéo pour rivaliser avec TikTok en lançant son format vidéo court baptisé « Reels ». Toutefois, les « Reels » présentent un inconvénient majeur : ils n'offrent pas aux créateurs la possibilité d'être rémunérés de façon cohérente, comme le font Tiktok et Youtube.


L’avant-projet de budget du Liban pour 2022 prévoit un déficit de 20,8% dans un contexte de crise financière

Vue du bâtiment du Parlement libanais (Photo, Shutterstock)
Vue du bâtiment du Parlement libanais (Photo, Shutterstock)
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  • L’année dernière, l’avant-projet de budget du Liban présentait un déficit de 31,3 %, et n’a pas été adopté par le Parlement
  • Les dissensions politiques et l’escalade des tensions entre les différentes communautés ont eu un impact négatif sur la croissance économique du pays

Le gouvernement libanais, criblé de dettes, s’attend à un déficit de 20,8 % pour l’année en cours, selon un avant-projet de budget publié le 21 janvier.

Cet avant-projet, consulté par Reuters, prévoit que les ministres allouent 5 250 milliards de livres libanaises (soit environ 3,1 milliards d’euros) aux avances du Trésor à long terme à Électricité du Liban, la compagnie d’électricité du Liban.

Ces avances serviront à payer les achats de carburant, les intérêts et les remboursements des prêts, dans un pays victime de pénuries d’énergie. L’année dernière, l’avant-projet de budget du Liban présentait un déficit de 31,3 %, et n’a pas été adopté par le Parlement.

Les dissensions politiques et l’escalade des tensions entre les différentes communautés ont eu un impact négatif sur la croissance économique, aggravant les malheurs du Liban depuis son défaut de paiement de 2019 sur une dette de 90 milliards de dollars (1 dollar = 0,86 euro).

Nassib Ghobril, directeur du département de recherche de Byblos Bank, avertit que les prévisions du gouvernement concernant la réduction du déficit dépendent de sa capacité à «améliorer le climat d’investissement pour les entreprises». Dans un entretien accordé à Arab News, il soutient qu’une augmentation de 10 % de la taxe sur les produits importés «ne sera pas efficace si le gouvernement continue à éviter de lutter contre l’évasion douanière et la contrebande».

Selon M. Ghobril, le coût de la contrebande vers d’autres pays, et plus particulièrement vers la Syrie, se chiffre en centaines de millions de dollars. L’expert a ajouté que la croissance du Liban en 2022, qui, d’après ses estimations, s’est contractée de 12 % en 2021 et de 25 % en 2020, dépendra des prochaines politiques du gouvernement libanais. «Deux scénarios sont possibles: soit le gouvernement parvient à un accord sur les réformes économiques, grâce à un accord avec le FMI (Fonds monétaire international), ce qui permettra une croissance positive après quatre ans de contraction, soit il n’y parviendra pas et nous devrons faire face à une nouvelle année de contraction économique», explique-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Escalade entre Qatar Airways et Airbus, qui annule une grosse commande

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  • Généralement, les annulations de commandes sont le fait des compagnies clientes, quand elles n'ont plus les moyens de financer l'achat ou n'ont plus besoin des avions
  • Dans cette guerre des nerfs que se livrent l'avionneur et la compagnie qatarie, Airbus a répliqué en frappant fort et en résiliant le contrat

PARIS: Décision spectaculaire dans l'industrie aéronautique: Airbus a annulé une commande de plusieurs milliards de dollars de Qatar Airways , une escalade entre l'avionneur européen et l'un de ses plus gros clients qui lui reproche des défauts sur ses A350.


Dans cette guerre des nerfs que se livrent l'avionneur et la compagnie qatarie, qui a cloué au sol une partie de sa flotte de gros porteurs A350 en raison d'une dégradation de la surface des fuselages et poursuit Airbus en justice pour obtenir réparation, ce dernier a répliqué en frappant fort.


"Nous confirmons avoir résilié le contrat portant sur 50 A321 avec Qatar Airways, conformément à notre droit", a affirmé à l'AFP un porte-parole d'Airbus, confirmant une information de Bloomberg.


Généralement, les annulations de commandes sont le fait des compagnies clientes, quand elles n'ont plus les moyens de financer l'achat ou n'ont plus besoin des avions.


Au prix catalogue, pour la dernière fois publié par Airbus en 2018 et quasiment jamais appliqué en raison de rabais, la valeur de cette commande s'élevait à plus de 6 milliards de dollars.


Cette acrimonie entre l'avionneur et la compagnie remonte à l'été dernier. Début août, Qatar Airways annonce avoir reçu l'ordre du régulateur de son pays de maintenir au sol 13 de ses Airbus A350 en raison de la dégradation rapide des surfaces des fuselages.


Actuellement, ce sont 21 de ces long-courriers qui sont immobilisés, selon la compagnie dont la flotte compte 53 A350. Elle doit encore en recevoir 23 exemplaires et a refusé plusieurs livraisons depuis l'été dernier. 


Pour Airbus, qui reconnaît une dégradation de la peinture pouvant exposer un filet métallique intégré -destiné à protéger l'avion en cas de frappe d'éclair sur son fuselage en matériaux composites-, cette situation n'a pas de conséquences sur la sécurité en vol. L'agence européenne de la sécurité aérienne, l'AESA, a confirmé que ces dégradations n'entraînaient pas de risques de navigabilité.

Clause de défaut

Si ce défaut a été constaté sur certains appareils d'autres compagnies, Qatar Airways est la seule à les interdire de vol, occasionnant un important manque à gagner pour cette spécialiste des vols long-courrier.


Dénonçant une "menace sur les protocoles internationaux de sécurité" aérienne, l'avionneur européen s'est dit prêt en décembre à recourir à un arbitrage indépendant.


Il s'agissait selon Airbus, qui entend "défendre sa position et sa réputation", de "résoudre le contentieux, ce que les deux parties ont été incapables de faire lors des discussions directes et ouvertes", affirmait-il dans un communiqué au ton inhabituellement ferme visant un de ses gros clients, deuxième compagnie du Moyen-Orient après Emirates.


Qatar Airways a préféré porter l'affaire devant la justice britannique. Lors d'une audience jeudi devant la Haute cour de justice de Londres, chaque partie a présenté ses élements.


Qatar Airways a réclamé une indemnisation de 618 millions de dollars, assortie d'une pénalité de 4 millions par jour supplémentaire d'immobilisation de ses A350, selon une source proche du dossier.


Airbus a de son côté fait valoir une clause de défaut à propos du refus de prendre livraison d'A350 supplémentaires pour justifier de l'annulation de la commande d'A321neo.


Ce monocouloir, dont la capacité d'emport de passagers et de rayon d'action n'a pas d'équivalent chez le concurrent américain Boeing, est au cœur de la stratégie d'Airbus et de son succès commercial: l'A321neo a représenté à lui seul en 2021 trois quarts des commandes passées à l'avionneur européen.


Et avec près de 3.400 A321 à livrer, Airbus dispose de plusieurs années de production devant lui.


Une nouvelle audience est prévue dans la semaine du 26 avril.


Netflix proche des 222 millions d'abonnés mais le rythme ralentit

Le logo Netflix est visible au sommet de leur immeuble de bureaux à Hollywood, en Californie, le 20 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le logo Netflix est visible au sommet de leur immeuble de bureaux à Hollywood, en Californie, le 20 janvier 2022. (Photo, AFP)
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  • D'octobre à décembre, le groupe a réalisé 7,7 milliards de dollars de recettes et accumulé 8,28 millions de nouveaux abonnés
  • La plateforme a bénéficié du succès planétaire de la série sud-coréenne Squid Game, qui avait été vue par plus de 142 millions d'abonnés à la mi-octobre

SAN FRANCISCO : Netflix compte désormais 221,8 millions d'abonnés, soit un peu moins que les 222 millions escomptés par la populaire plateforme de streaming après les succès de séries comme Squid Game ou Casa de Papel.

Mais le service pionnier du secteur, qui a largement profité des restrictions sanitaires liées à la  pandémie de Covid-19, ne prévoit que 2,5 millions de nouveaux abonnés pour le trimestre en cours, contre les 4 millions gagnés au premier trimestre 2021, a-t-elle annonce dans son communiqué de résultats pour le 4e trimestre, publié jeudi.

La sanction a été immédiate à Wall Street: l'action du groupe californien perdait près de 12% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse.

"La rétention (des abonnés) et les audiences restent solides mais la croissance des nouveaux abonnés n'a pas retrouvé les niveaux d'avant la pandémie", admet Netflix.

"Nous pensons que c'est dû à divers facteurs y compris le Covid qui continue à peser sur l'économie et des difficultés macro-économiques dans différentes parties du monde notamment l'Amérique latine".

D'octobre à décembre, le groupe a réalisé 7,7 milliards de dollars de recettes et accumulé 8,28 millions de nouveaux abonnés, une performance conforme aux attentes du marché.

La plateforme a bénéficié du succès planétaire de la série sud-coréenne Squid Game, qui avait été vue par plus de 142 millions d'abonnés à la mi-octobre, un mois après sa sortie, soit quelque deux-tiers des utilisateurs. Un record.

Elle a aussi pu compter sur la nouvelle et dernière saison de la série espagnole Casa de Papel.

Pour 2022, en revanche, il faudra attendre mars pour des sorties de grande envergure comme la saison 2 de Bridgerton, la deuxième la plus populaire du service.

Et depuis 2019, Netflix a de nombreux concurrents de taille, de Disney+ à HBO Max. En 2018, elle récoltait près de 50% des recettes perçues par les plateformes de streaming vidéo. D'ici 2023, le cabinet eMarketer prédit que sa part sera tombée à 28%.

Le groupe rappelle aussi régulièrement qu'il considère YouTube et les jeux vidéo comme des menaces tout aussi importantes.

Il a d'ailleurs lancé en fin d'année dernière ses propres jeux mobiles.

"Les récentes percées de l'entreprise dans le commerce en ligne et les jeux vidéo montrent qu'elle cherche à diversifier ses revenus", a commenté Paul Verna de eMarketer.