Nucléaire: l'EPR finlandais voit le bout du tunnel

La France construit son propre exemplaire d'EPR à Flamanville (Manche), qui a connu de nombreux retards et surcoûts. Mais le président Emmanuel Macron a récemment annoncé que le pays allait lancer un nouveau programme nucléaire, sans toutefois préciser le nombre d'exemplaires. (Photo, AFP)
La France construit son propre exemplaire d'EPR à Flamanville (Manche), qui a connu de nombreux retards et surcoûts. Mais le président Emmanuel Macron a récemment annoncé que le pays allait lancer un nouveau programme nucléaire, sans toutefois préciser le nombre d'exemplaires. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 17 décembre 2021

Nucléaire: l'EPR finlandais voit le bout du tunnel

  • Démarrage, avec douze ans de retard, du réacteur EPR finlandais Olkiluoto-3 construit par le consortium franco-allemand Areva-Siemens
  • La technologie Evolutionary Power Reactor devait être à l'époque du lancement une renaissance de l'atome civil, restée depuis largement lettre morte

Avec douze ans de retard sur le calendrier initial, l'autorité nucléaire finlandaise a autorisé jeudi le démarrage dans les prochains jours du réacteur EPR d'Olkiluoto 3 construit par le consortium franco-allemand Areva-Siemens.

Au terme de ce chantier situé dans le sud-ouest de la Finlande, devenu un fiasco miné par les retards et les dérives financières, l'exploitant de la centrale table désormais sur une première production d'électricité fin janvier et une production régulière en juin.

"La réaction nucléaire dans le réacteur OL3 va être déclenchée pour la première fois au cours du mois de décembre", a annoncé le producteur finlandais d'électricité TVO.

L'autorité de sûreté nucléaire (Stuk) a accordé "l'autorisation de procéder à la divergence et effectuer des tests à faible puissance", a-t-il précisé.

L'EPR finlandais, dont le début de chantier remonte à 2005 et devait initialement être terminé en 2009, arrive dans la dernière ligne droite.

Areva s'est réjoui jeudi "du franchissement de cette étape clé".

En mars, le Stuk avait déjà donné son autorisation pour le chargement du combustible nucléaire dans le réacteur, alors synonyme de prochains premiers essais "à chaud".

"Nous avançons maintenant pas à pas, en privilégiant la sécurité, vers le moment que nous attendons depuis longtemps", s'est félicitée Marjo Mustonen, l'une des responsables de la production d'électricité chez TVO.

Les tests menés ces derniers temps "démontrent que le réacteur fonctionne comme prévu", souligne le groupe.

Confiée au départ à un consortium entre Areva et l'allemand Siemens, la construction de l'EPR finlandais avait commencé en 2005.

C'était le premier réacteur de ce type à être construit et le symbole de ce qui devait être à l'époque une "renaissance" de l'atome civil, restée depuis largement lettre morte.

Mais le chantier a accumulé d'importants retards et surcoûts qui se sont étendus sur plus d'une décennie, créant de fortes tensions entre TVO et Areva. Dernièrement, le planning a été affecté par des problèmes techniques, mais aussi par la pandémie de Covid-19.

Le démarrage d'OL3, autorisé à faible puissance, se fera par étapes encore soumises à des autorisations du régulateur pour passer à 5%, puis 30%, puis 60% de la capacité de 1.650 mégawatts du réacteur.

La dernière mise en service d'un réacteur en Finlande, qui comprend quatre réacteurs actifs pour environ 30% de sa production totale d'électricité, remonte à 1980.

Olkiluoto-3, qui s'ajoute à une centrale comportant deux réacteurs en activité, est le premier chantier d'un réacteur nucléaire à avoir été commandé en Europe après la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

Seuls deux réacteurs EPR sont à ce jour entrés en fonctionnement dans le monde, ceux de la centrale de Taishan en Chine.

La France construit pour sa part un exemplaire à Flamanville (Manche), qui a connu de nombreux retards et surcoûts. Mais le président Emmanuel Macron a récemment annoncé que le pays allait lancer un nouveau programme nucléaire, sans toutefois préciser le nombre d'exemplaires à ce stade.

Deux autres exemplaires sont en chantier en Angleterre.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.