Le conseil municipal de Lille vote un moratoire sur le déploiement de la 5G

La maire de Lille Martine Aubry prononce un discours après avoir reçu sa ceinture de maire lors du premier conseil municipal de son nouveau mandat le 3 juillet 2020. (DenisCHARLET/AFP)
La maire de Lille Martine Aubry prononce un discours après avoir reçu sa ceinture de maire lors du premier conseil municipal de son nouveau mandat le 3 juillet 2020. (DenisCHARLET/AFP)
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Publié le Samedi 10 octobre 2020

Le conseil municipal de Lille vote un moratoire sur le déploiement de la 5G

  • Le conseil municipal de Lille a adopté un moratoire sur le déploiement de la 5G
  • «Les rapports officiels publiés ces derniers mois ne permettent toujours pas aux instances les plus compétentes d’exclure tout risque réel sur les populations en lien avec l’exposition à cette nouvelle technologie»

Le conseil municipal de Lille a adopté dans la nuit de vendredi à samedi un moratoire sur le déploiement de la 5G, un pas de plus dans la fronde d'élus locaux contre la nouvelle génération de réseaux mobiles.

La motion adoptée prévoit de sursoir à «toute autorisation» d'antennes jusqu'à la publication en 2021 d'un rapport attendu de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). 

«Parce que nos doutes persistent tant du point de vue sanitaire que de la sobriété numérique sur le déploiement de la 5G, nous avons voté (...) un moratoire. Il est urgent d’attendre !», a déclaré dans un tweet la maire de Lille Martine Aubry.

«Avant de pouvoir affirmer que la 5G représente à coup sûr un progrès pour nos villes et leurs habitants, il nous semble que plusieurs zones d’ombre (...) doivent encore être éclaircies», expliquent les élus dans le texte de la motion, présentée par la majorité municipale, le groupe Lille en commun.

«Les rapports officiels publiés ces derniers mois (...) ne permettent toujours pas aux instances les plus compétentes d’exclure tout risque réel sur les populations en lien avec l’exposition à cette nouvelle technologie», arguent-ils.

Les élus s'interrogent aussi sur «le haut niveau des investissements induits», dans le «contexte financier difficile» lié à l'épidémie de Covid-19, ou encore sur «l'utilité réelle» de cette technologie qui contraindra particuliers et professionnels «à renouveler leurs produits électroniques en dépit de toute considération liée à leur durabilité».

La motion adoptée prévoit de sursoir, sur le territoire de la commune, «à toute autorisation d’implantation ou d'allumage d’antennes test liées à la technologie 5G (...) au moins jusqu’à la publication du rapport attendu en 2021 de l’Anses». 

«La majorité se cache derrière les peurs et critique le gouvernement en gesticulant plutôt que d'argumenter et d'écouter nos scientifiques Lillois. Un moratoire de posture, sans effet juridique», a tweeté dans la soirée l'une des principales opposantes à Martine Aubry au conseil municipal, Violette Spillebout (ex-candidate LREM à la mairie).

Une commune n'a pas la compétence de "réglementer de façon générale l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile», pouvoir réservé aux autorités nationales, avait établi le Conseil d'Etat en 2011.

«Le principe de précaution ne permet pas à une autorité publique d'excéder son champ de compétence», affirmait également le juge administratif.

Toutefois, le gouvernement et le principal opérateur français ont donné des gages ces derniers mois, assurant qu'ils prendraient en compte les réticences locales.

«Les maires vont avoir la possibilité de demander davantage de mesures concernant l'exposition aux ondes», avait déclaré fin septembre Cédric O, le secrétaire d'Etat chargé du numérique et des communications électroniques, dans un entretien au Figaro.

Contacté samedi par l'AFP, le secrétariat d'Etat annonce un déplacement lundi de M. O pour détailler cet engagement.

«On ne va pas forcer les Français, et les maires en particulier, à accepter quelque chose dont ils ne veulent pas», avait de son côté assuré en juillet le patron d'Orange Stéphane Richard.

«Orange prend acte de ce vote que nous allons étudier», a indiqué samedi l'opérateur à l'AFP. «Pour autant, dans le cadre de la loi et de ses engagements (...), l'opérateur se doit de préparer au mieux l'arrivée de la 5G et souhaite continuer à travailler en bonne intelligence avec les collectivités locales pour engager les déploiements», a-t-il poursuivi.

La métropole de Bordeaux avait déjà adopté fin septembre une motion demandant au gouvernement un moratoire sur la 5G - une idée également avancée par 70 élus de gauche et écologistes mi-septembre - et un report du processus d'attribution des fréquences.

L'exécutif l'avait rejeté, invoquant l'absence de toute étude démontrant un risque sanitaire. 

Les enchères ont finalement été lancées le 29 septembre. L'attribution des premières fréquences 5G aux opérateurs français a rapporté 2,786 milliards d'euros à l'Etat, Orange obtenant la plus grande part des «blocs» en jeu.


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.