Les passagers encore réticents à prendre l’avion en raison des exigences sanitaires, révèle une enquête d’opinion

Environ 46% des résidents du Golfe affirment qu’ils seront peu enclins à prendre l’avion en 2022, en raison de réglementations sanitaires confuses. (Shutterstock)
Environ 46% des résidents du Golfe affirment qu’ils seront peu enclins à prendre l’avion en 2022, en raison de réglementations sanitaires confuses. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 05 mai 2022

Les passagers encore réticents à prendre l’avion en raison des exigences sanitaires, révèle une enquête d’opinion

Environ 46% des résidents du Golfe affirment qu’ils seront peu enclins à prendre l’avion en 2022, en raison de réglementations sanitaires confuses. (Shutterstock)
  • Le secteur de l'aviation se trouve sur des bases incertaines en raison d'exigences sanitaires ambigües pour les voyageurs
  • Les inquiétudes persistent malgré les 246 milliards de dollars de bénéfices prévus pour les voyages et le tourisme au Moyen-Orient en 2022

RIYAD: En dépit des prévisions optimistes pour le tourisme au Moyen-Orient, une étude menée par YouGov, avant le Future Aviation Forum à Riyad, a révélé une confusion généralisée au sujet des réglementations sanitaires en matière de transport aérien, susceptibles de toucher le secteur aéronautique. 

L'étude a révélé que 46% des résidents du Golfe, de même que 32% des Américains, 40% des Italiens et 40% des Britanniques, estimaient que des réglementations sanitaires confuses les empêcheront de prendre l’avion en 2022, un indicateur très négatif pour la reprise du secteur. 

En outre, 68 % des personnes dans le Golfe, ainsi que 46 % des personnes interrogées aux États-Unis, 61 % des personnes en Italie, et 65 % des personnes sondées au Royaume-Uni avaient choisi de ne pas voyager en 2021, en raison de ces mêmes confusions. 

L'enquête a été réalisée aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Italie et dans les pays du Golfe suivants: Bahreïn,  le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. 

Cette appréhension existe alors que les prévisions du Conseil mondial du voyage et du tourisme prévoient que les bénéfices du secteur du voyage et du tourisme au Moyen-Orient pourraient atteindre 246 milliards de dollars (un dollar = 0,95 euros) en 2022. 

En avril, le PDG de l'Office saoudien du tourisme, Fahd Hamidaddin, a indiqué que le Royaume s'attendait à une croissance de 150 % du tourisme constitué par des voyageurs étrangers au deuxième trimestre 2022. 

Un rapport publié par le Futur Aviation Forum (FAF) indique que l'Autorité générale de l'aviation civile saoudienne (Gaca) est en train d'établir une stratégie pour assurer la protection du secteur face à d'éventuelles crises sanitaires à venir. 

«Le trafic de passagers ne devant pas revenir aux niveaux précédant 2019 avant 2024, nous devons trouver des moyens d'harmoniser les procédures d'informations sanitaires et d'améliorer le partage des informations et la visibilité entre les pays», a déclaré Abdelaziz al-Douailej, président de la Gaca dans le rapport. 

Dans le rapport du FAF, Saleh ben Nasser al-Jasser, ministre des Transports et de la Logistique du Royaume, a précisé que la clarté dans les exigences actuelles en matière de voyage et la confiance dans la capacité du secteur à résister à une future crise sanitaire sont essentielles pour que le secteur mondial de l'aviation se redresse rapidement. 

Les plans de relance des activités du secteur de l’aviation seront l'un des principaux sujets abordés lors du FAF, qui se tiendra à Riyad en mai. 

Cet événement accueillera principalement des dirigeants et des PDG internationaux ainsi que des organismes de réglementation qui détermineront l'avenir du transport aérien international et feront avancer les solutions de l’après pandémie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.