Nouvelle-Calédonie: nouvelle alliance à droite soutenue par Renaissance

Leader du parti «Les Républicains Calédoniens» et présidente de l'Assemblée de la Province Sud, Sonia Backes (au centre) mène la «Marche pour la Liberté» appelée par la coalition Loyalistes à Nouméa, sur le territoire français d'outre-mer de la Nouvelle-Calédonie, en décembre 12 décembre 2020. (Théo Rouby / AFP)
Leader du parti «Les Républicains Calédoniens» et présidente de l'Assemblée de la Province Sud, Sonia Backes (au centre) mène la «Marche pour la Liberté» appelée par la coalition Loyalistes à Nouméa, sur le territoire français d'outre-mer de la Nouvelle-Calédonie, en décembre 12 décembre 2020. (Théo Rouby / AFP)
Short Url
Publié le Samedi 07 mai 2022

Nouvelle-Calédonie: nouvelle alliance à droite soutenue par Renaissance

  • Ces formations – les Républicains calédoniens, le Mouvement populaire calédonien, Générations.nc et Calédonie Ensemble – avaient toutes appelé à voter pour Emmanuel Macron lors de la présidentielle
  • Ce regroupement, qui présente des candidats unitaires aux prochaines législatives, veut «porter un projet politique commun» après que les électeurs calédoniens se sont «largement prononcés contre l’indépendance»

NOUMÉA, France : Quatre partis de la droite loyaliste de Nouvelle-Calédonie se sont rassemblés dans une coalition soutenue par Renaissance, nouvelle appellation de LREM, pour «porter un projet commun» en vue des discussions sensibles, qui vont s’ouvrir après le troisième et dernier référendum sur l’indépendance de décembre dernier, ont-ils annoncé dans un communiqué.

Ces formations – les Républicains calédoniens, le Mouvement populaire calédonien, Générations.nc et Calédonie Ensemble – avaient toutes appelé à voter pour Emmanuel Macron lors de la présidentielle, lequel a obtenu dans l’archipel l’un de ses meilleurs scores nationaux (40,5% au premier tour, 61,04% au second tour).

«Renaissance soutient pleinement cette initiative et a donné mandat à Sonia Backés, présidente de la province Sud (de Nouvelle-Calédonie) pour conduire les discussions entre les formations politiques et diriger la formation qui en découlera», a déclaré le parti présidentiel dans un communiqué.

Ce regroupement, qui présente des candidats unitaires aux prochaines législatives, veut «porter un projet politique commun» après que les électeurs calédoniens se sont «largement prononcés contre l’indépendance».

Dans le cadre du processus de décolonisation de l’accord de Nouméa (1998), trois référendums sur l’indépendance ont eu lieu en 2018, 2020 et 2021 et ont été remportés par les loyalistes avec respectivement 56,7%, 53,3% et 96,5% des suffrages. Les indépendantistes ont boycotté le dernier vote du 12 décembre 2021 dont ils contestaient le choix de la date.

«Le processus de décolonisation doit être considéré comme achevé. Nous avons la responsabilité désormais de négocier entre indépendantistes et non indépendantistes, sous l’autorité de l’État (...) un consensus sur une nouvelle organisation politique et institutionnelle au sein de la République», affirment dans un communiqué les dirigeants de cette entente, qui isole le Rassemblement-LR, représentant local du parti Les Républicains.

Localement, l’alliance loyaliste a dénoncé «la coalition de circonstance», avec un parti charnière polynésien, qui «permet aux indépendantistes de diriger le gouvernement (local) et le Congrès (assemblée délibérante)». «Nous sommes face à un déni de démocratie», ont affirmé les leaders loyalistes.

Ils déposeront la semaine prochaine «les statuts d’une formation politique représentant en Nouvelle-Calédonie la majorité présidentielle» et formeront un nouveau groupe «d’Union loyaliste» au Congrès.


Macron se félicite de l'extension du mandat des Casques bleus au Liban

 Le président français Emmanuel Macron a salué vendredi l'extension jusqu'en 2027 du mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul), insistant sur l'importance d'un retrait des troupes israélienne (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a salué vendredi l'extension jusqu'en 2027 du mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul), insistant sur l'importance d'un retrait des troupes israélienne (AFP)
Short Url
  • L'émissaire spécial français pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, "se rendra au Liban pour travailler main dans la main avec les autorités sur nos priorités dès son adoption", a-t-il précisé
  • Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi de prolonger une dernière fois la mission des Casques bleus au Liban et, sous pression des Etats-Unis et d'Israël, de programmer dans 16 mois leur retrait que certains estiment prématuré

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a salué vendredi l'extension jusqu'en 2027 du mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul), insistant sur l'importance d'un retrait des troupes israéliennes.

"J'ai salué les décisions courageuses de l'exécutif libanais vers le rétablissement du monopole de la force. J'encourage le gouvernement libanais à adopter le plan qui sera présenté au cabinet à cette fin", a indiqué M. Macron tôt vendredi sur X après s'être entretenu avec le Président du Liban, Joseph Aoun, et son Premier ministre, Nawaf Salam.

L'émissaire spécial français pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, "se rendra au Liban pour travailler main dans la main avec les autorités sur nos priorités dès son adoption", a-t-il précisé.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi de prolonger une dernière fois la mission des Casques bleus au Liban et, sous pression des Etats-Unis et d'Israël, de programmer dans 16 mois leur retrait que certains estiment prématuré.

"Le retrait complet des forces israéliennes du Sud-Liban et la fin de toute violation de la souveraineté libanaise sont des conditions essentielles à la mise en œuvre de ce plan", a également écrit Emmanuel Macron sur X.

"La France a toujours indiqué être prête à jouer un rôle dans le transfert des points encore occupés par Israël", a-t-il souligné.

Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurtait cette année à l'hostilité d'Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.

Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d'un an, évoquant simplement l'"intention" de travailler à un retrait de la Finul.

Mais face au risque d'un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, la résolution adoptée jeudi à l'unanimité programme sans équivoque la fin de la mission en 2027.

 


Vote de confiance: Valls appelle à un «sursaut» pour un «accord» entre forces de gouvernement

Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet "doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits". (AFP)
Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet "doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits". (AFP)
Short Url
  • Cet accord "est indispensable, sinon quelle est la solution ?", a ajouté l'ancien Premier ministre, pour qui une dissolution serait "pour les formations politiques de gouvernement, pour les Républicains, le bloc central, le Parti socialiste aussi, la mena
  • Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet "doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits"

PARIS: Un "sursaut" des formations politiques de gouvernement "pour trouver un accord sur le budget" est "indispensable" avant le vote de confiance du gouvernement Bayrou le 8 septembre, a estimé jeudi le ministre des Outre-mer Manuel Valls.

"Il faut être sérieux: j'en appelle à l'effort, à un sursaut des formations politiques de gouvernement pour trouver un accord sur le budget", a-t-il déclaré sur Europe 1.

Cet accord "est indispensable, sinon quelle est la solution ?", a ajouté l'ancien Premier ministre, pour qui une dissolution serait "pour les formations politiques de gouvernement, pour les Républicains, le bloc central, le Parti socialiste aussi, la menace d'une quasi-disparition et de se retrouver sous la menace de LFI et du Rassemblement national".

Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet "doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits".

"Il faut trouver des solutions: elles doivent être justes sur le plan fiscal et social, chacun doit être mis à contribution, y compris les plus riches et les grandes entreprises. Chacun doit participer à cet effort", selon lui.

D'ici le 8 septembre, le ministre des Outre-mer "continuera sa mission", avec notamment un déplacement à Mayotte lundi et mardi.

Manuel Valls est rentré cette semaine de Nouvelle-Calédonie, où il a poursuivi la mise en application de l'accord de Bougival signé en juillet entre l'Etat, les non-indépendantistes et les indépendantistes, même si ceux du FLNKS ont depuis rejeté le texte.


François Bayrou jeudi devant un Medef hostile à tout retour de l'ISF

Le Premier ministre français François Bayrou pose aux côtés du journaliste et animateur de télévision français Gilles Bouleau avant une interview dans le journal télévisé du soir de la chaîne française TF1, à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 27 août 2025. (AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou pose aux côtés du journaliste et animateur de télévision français Gilles Bouleau avant une interview dans le journal télévisé du soir de la chaîne française TF1, à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 27 août 2025. (AFP)
Short Url
  • Le Premier ministre interviendra à 14H30 devant la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), qui se tient pour la première fois à Roland-Garros avec un slogan qui résonne avec l'actualité : "Jeu décisif"
  • Le décret présidentiel convoquant le Parlement en session extraordinaire pour ce vote de confiance a été publié au Journal Officiel jeudi, avec un ordre du jour en un seul point : "une déclaration de politique générale"

PARIS: François Bayrou, désormais prêt "à toutes les négociations nécessaires" sur le budget s'il remporte son pari d'un vote de confiance à l'Assemblée nationale, viendra l'évoquer jeudi devant un Medef fermement opposé à tout retour d'un impôt de type ISF, souhaité par la gauche.

Le Premier ministre interviendra à 14H30 devant la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), qui se tient pour la première fois à Roland-Garros avec un slogan qui résonne avec l'actualité : "Jeu décisif".

M. Bayrou, qui a présenté le 15 juillet les grandes lignes d'un effort budgétaire de 44 milliards d'euros en 2026, s'attirant la désapprobation des oppositions avec des idées comme la suppression de deux jours fériés, a surpris lundi en annonçant qu'il se soumettrait à un vote de confiance à l'Assemblée nationale le 8 septembre.

Le décret présidentiel convoquant le Parlement en session extraordinaire pour ce vote de confiance a été publié au Journal Officiel jeudi, avec un ordre du jour en un seul point : "une déclaration de politique générale", en application de l'article 49-1 de la Constitution.

Les oppositions ayant annoncé qu'elles voteraient contre, M. Bayrou a affirmé mercredi sur TF1 qu'il recevrait les responsables de partis et de groupes parlementaires à partir de lundi pour "examiner les choses avec eux", avec pour "condition préalable de s'entendre sur l'importance de l'effort" à réaliser.

Mardi et jeudi, ce sont les partenaires sociaux auxquels le Premier ministre a rendu ou rendra visite.

La cheffe de file de la CFDT Marylise Léon est favorable à faire contribuer davantage les plus riches au budget, alors que Patrick Martin estime que, "quelle qu'en soit la forme, un retour de l'ISF serait ravageur pour notre économie, et nous nous y opposerons".

Déjà incisif mercredi à la tribune de la REF, il a accusé jeudi matin sur BFM Business les hommes politiques "d'être dans un monde parallèle et de ne pas voir ce qui se passe sur la planète sur le plan économique" notamment en matière de concurrence internationale.

"Que ceux qui expriment de manière politicienne ce genre de propositions", une forte taxation du patrimoine des plus riches, "n'oublient jamais que si les chefs d'entreprises lèvent le crayon, le pays part en vrille", a-t-il soutenu.

Le Medef est davantage ouvert à "un double effacement", selon M. Martin, la remise en cause de certains avantages financiers consentis aux entreprises contre "un abaissement des seuils d'imposition à l'euro près, si possible avec un gain".

Il a néanmoins espéré "un ressaisissement de la part des partis dits de gouvernement pour, le temps qu'il faudra, passer au-dessus de leurs calculs (...) individuels, poser les colts et discuter avec les chefs d'entreprise."

A quatre jours de commencer à recevoir les chefs de partis à Matignon, François Bayrou les manquera de peu, jeudi à la REF.

En effet, événement-phare de cette université d'été, la table ronde de clôture réunira, une heure après la fin d'intervention du Premier ministre, l'ensemble des chefs de partis pour un débat sur l'avenir économique du pays.