Après quatre ans de retard, la nouvelle ligne de métro londonienne Elizabeth Line ouvre

Le maire de Londres Sadiq Khan (G) écoute le Premier ministre britannique Boris Johnson parler lors de sa visite à la gare de Paddington à Londres le 17 mai 2022, pour marquer l'achèvement du projet Crossrail de Londres, avant l'ouverture de la nouvelle «Elizabeth Line» la semaine prochaine. (AFP)
Le maire de Londres Sadiq Khan (G) écoute le Premier ministre britannique Boris Johnson parler lors de sa visite à la gare de Paddington à Londres le 17 mai 2022, pour marquer l'achèvement du projet Crossrail de Londres, avant l'ouverture de la nouvelle «Elizabeth Line» la semaine prochaine. (AFP)
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Publié le Mardi 24 mai 2022

Après quatre ans de retard, la nouvelle ligne de métro londonienne Elizabeth Line ouvre

  • Cette ligne réduit drastiquement les trajets sur l'axe reliant notamment le quartier financier de Canary Wharf et l'aéroport international d'Heathrow et désenclave considérablement des quartiers de Londres
  • Elle entre en service 15 ans après le feu vert du gouvernement à sa construction et un peu plus d'une semaine avant les célébrations des 70 ans de règne de la reine Elizabeth II

LONDRES: C'est la fin d'une très longue attente pour des milliers de Londoniens, qui se sont rués mardi sur la toute nouvelle ligne de métro reliant les périphéries Est et Ouest de Londres, l'Elizabeth Line, lancée avec quatre ans de retard.

Cette ligne réduit drastiquement les trajets sur l'axe reliant notamment le quartier financier de Canary Wharf et l'aéroport international d'Heathrow et désenclave considérablement des quartiers de la capitale britannique. 

Elle entre en service 15 ans après le feu vert du gouvernement à sa construction et un peu plus d'une semaine avant les célébrations des 70 ans de règne de la reine Elizabeth II, en l'honneur de qui elle a été baptisée.

"Ce n'est pas seulement taillé pour Sa Majesté la reine, c'est taillé pour les Londoniens, pour les Britanniques, pour les touristes", a déclaré le maire de Londres, Sadiq Khan, à des journalistes.

Pour le premier jour de fonctionnement, des milliers d'usagers se sont montrés impatients d'étrenner la nouvelle ligne, certains faisant la queue dès l'aube devant la station de Paddingdon (ouest de Londres), d'autres se prenant en photo une fois à l'intérieur.

A 10H00 du matin, environ 130.000 déplacements avaient été effectués sur la nouvelle ligne, a indiqué l'opérateur londonien de transports publics Transport for London.

David, la soixantaine, était dans l'un des premiers trains arrivant à Abbey Wood, au sud-est de Londres, mardi matin, après avoir terminé son travail d'agent de sécurité à Farringdon, dans le centre de Londres. "C'est un grand changement, ça me fait gagner 50% de mon temps. J'étais très impatient", explique-t-il à l'AFP.

Neuf gares ont été créées dans le centre-ville pour cette ligne, avec des trains toutes les cinq minutes de 06H30 à 23H00.

«Réduit de moitié»
"Je suis ravie de voir à quel point c'est rapide", se félicite Niyana Saratatt, 45 ans, qui l'a empruntée d'Abbey Wood jusqu'au centre de Londres, où elle travaille. "Jusqu'à présent je dois prendre un train, un bus et un métro. Cela réduira mon trajet de moitié".

La ligne a été inaugurée la semaine dernière par la reine Elizabeth II qui a fait une rare apparition publique à cette occasion.

Le Premier ministre Boris Johnson a déclaré sur Twitter être "absolument ravi" de l'ouverture de cette ligne qui devrait, selon lui, stimuler l'économie britannique de 42 milliards de livres sterling (49 milliards d'euros). 

Son ouverture est un soulagement après des années de retard.

Ce projet lancé il y a 15 ans et censé être achevé en décembre 2018 a pris quatre ans de retard et son budget a explosé pour atteindre environ 19 milliards de livres (22,5 milliards d'euros au cours actuel), près d'un tiers de plus que prévu au départ.

Pour autant, une station du centre ville (Bond Street) n'est pas encore ouverte et la ligne a été lancée pour l'instant en trois tronçons distincts nécessitant des changements avant d'être reliés.

Dans un premier temps, les trains ne circuleront pas le dimanche à l'exception du dimanche 5 juin en pleines célébrations du jubilé de platine.

Pour les personnes handicapées, l'accès adapté des stations change la donne, souligne Brendan Taylor, 18 ans, en fauteuil roulant. "Si je voulais aller de Paddington à Westminster, ça me prendrait environ une heure et demie parce que le métro est tellement inaccessible", déclare-t-il à l'AFP. "Lorsque Bond Street ouvrira, cela me prendra environ 15 minutes". 

Transport for London estime que le nombre annuel de passagers atteindra 170 millions d'ici 2026.

L'Elizabeth Line est lancée dans une période difficile pour les transports londoniens, avec des finances plombées par la pandémie de Covid-19 nécessitant injections de fonds publics et fortes hausses de tarifs. Avec la popularisation du télétravail, le trafic du métro reste en moyenne bien inférieur à sa moyenne d'avant la pandémie.


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.