Jubilé de la reine: retour discret pour Harry et Meghan

Les tabloïds ont montré des photos de Meghan, en robe sombre et large chapeau blanc, faisant signe en souriant à des enfants de se taire. (Photo, Twitter)
Les tabloïds ont montré des photos de Meghan, en robe sombre et large chapeau blanc, faisant signe en souriant à des enfants de se taire. (Photo, Twitter)
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Publié le Jeudi 02 juin 2022

Jubilé de la reine: retour discret pour Harry et Meghan

Les tabloïds ont montré des photos de Meghan, en robe sombre et large chapeau blanc, faisant signe en souriant à des enfants de se taire. (Photo, Twitter)
  • Le couple est attendu vendredi matin à la cathédrale Saint-Paul pour une messe en l'honneur de la souveraine, où ils côtoieront cette fois les membres de la famille avec qui les relations sont très dégradées
  • Depuis leur départ, les relations entre les «Sussex» et «la Firme», surnom péjoratif de la famille royale, ont tourné encore plus à l'aigre lorsque le couple s'est confié à Oprah Winfrey, à la télévision américaine

LONDRES: Le prince Harry et son épouse Meghan ont fait jeudi un retour public discret lors du défilé lançant le jubilé d'Elizabeth II, deux ans après leur départ fracassant en Californie. 

Exclus du balcon du palais de Buckingham car désormais membres « non actifs » de la royauté, le duc et la duchesse de Sussex sont restés invisibles des retransmissions de la parade du « Salut aux couleurs », l'observant depuis l'ancien bureau du duc de Wellington. 

Les tabloïds ont cependant montré des photos de Meghan, en robe sombre et large chapeau blanc, faisant signe en souriant à des enfants de se taire et discutant avec Harry, dont le costume sombre tranchait avec l'uniforme militaire traditionnel porté par son père Charles et son frère aîné William dans le défilé. 

Le couple est cependant attendu vendredi matin à la cathédrale Saint-Paul pour une messe en l'honneur de la souveraine, où ils côtoieront cette fois les membres de la famille avec qui les relations sont très dégradées. 

Le fils cadet du prince Charles, 37 ans, est revenu plusieurs fois au Royaume-Uni depuis le « Megxit », qui avait marqué le divorce du couple de la monarchie: pour les funérailles de l'époux de la reine, Philip, en avril 2021 puis pour l'inauguration d'une statue à l'effigie de sa mère Diana. Avec Meghan, il avait aussi rendu une brève visite à la reine, avant les Jeux Invictus aux Pays-bas mi-avril. Mais le couple était resté invisible. 

Pour les funérailles du prince Philip, Meghan était restée à Montecito, ville côtière californienne où ils résident, car enceinte de sept mois de leur fille, Lilibet. Cette dernière, nommée ainsi en hommage à la reine, n'a jamais rencontré la monarque ni son grand-père Charles. Elle aura un an samedi, pendant le week-end du jubilé. 

Le couple a également expliqué ne pas se sentir en sécurité au Royaume-Uni, où une protection policière royale leur a été refusée -- ce qu'ils contestent en justice. 

Selon The Sun, Harry et Meghan, arrivés mercredi en jet privé, ont été escortés par des agents de protection de la reine, ce que le tabloïd interprète comme un geste d'apaisement. 

Impopulaires 

Depuis leur départ, les relations entre les « Sussex » et « la Firme », surnom péjoratif de la famille royale, ont tourné encore plus à l'aigre lorsque le couple s'est confié à Oprah Winfrey, à la télévision américaine. 

Meghan Markle y a affirmé n'avoir reçu aucun soutien psychologique malgré des pensées suicidaires. L'ex-actrice américaine métisse a aussi accusé un membre de la famille (pas la reine) de s'être interrogé sur la couleur de peau qu'aurait leur fils Archie, désormais âgé de 3 ans. 

Au Royaume-Uni, le couple est extrêmement impopulaire au sein du public (63% d'opinions défavorables selon l'institut YouGov) et pour les tabloïds, qui ne manquent pas une occasion de les critiquer. Ils ont été accusés de vouloir gâcher le jubilé en attirant l'attention sur eux. 

« Leur départ a laissé le sentiment qu'ils ont tourné le dos non seulement au pays, mais à la reine, à l'institution », a estimé récemment Omid Scobie, auteur d'un livre sur le couple. « Ils sont absolument détestés et donc je pense que tout ce qu'ils feront sera amplifié de façon très négative ». 

Selon lui, la visite doit permettre à Harry de renouer des liens familiaux distendus, avec Charles, avec qui « il y a eu des premiers pas » et William, avec qui il y a « très peu de communication ». 

Signe que le couple compte garder une présence au Royaume-Uni: le Daily Mail a révélé qu'ils avaient prolongé le bail du Frogmore Cottage, la demeure dans le domaine de Windsor où ils vivaient avant leur départ. 


Iran : l'UE désigne les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
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  • Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE ont classé les Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste suite à la répression sanglante des manifestations en Iran
  • L’UE a également sanctionné 21 responsables iraniens, avec interdiction d’entrée sur le territoire et gel de leurs avoirs

BRUXELLES: Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi pour désigner les Gardiens de la révolution comme une "organisation terroriste", après la répression sanglante des manifestations en Iran, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.

"+Terroriste+, c'est bien ainsi que l'on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang", a aussitôt réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte", a assuré de son côté Mme Kallas, en marge d'une réunion ministérielle à Bruxelles.

Ces derniers ont donné leur feu vert à l'inscription des Gardiens iraniens dans la liste de l'UE recensant les organisations terroristes. Les Européens rejoignent ainsi d'autres pays comme les Etats-Unis, le Canada ou l'Australie.

La France avait annoncé dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire récente iranienne.

Les Européens ont aussi décidé jeudi de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l'Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. La liste de ces responsables iraniens a été publiée jeudi au Journal officiel de l'UE.

Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d'entrer dans l'UE et le gel de leurs avoirs sur le territoire des Vingt-Sept.


Trump dit qu'il "semble" que le Hamas va se désarmer

Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
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  • Donald Trump affirme que le Hamas « semble » prêt à se désarmer, une étape clé de son plan pour mettre fin à la guerre à Gaza
  • La deuxième phase de la trêve prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif israélien et le déploiement d’une force internationale

WASHINGTON : Donald Trump a dit jeudi qu'il "semblait" que le mouvement palestinien Hamas allait "se désarmer", ce qui est l'une des étapes cruciales prévues dans son plan de règlement du conflit à Gaza.

"Beaucoup de gens disent qu'ils ne se désarmeront jamais. Il semble qu'ils vont se désarmer", a déclaré le président américain pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Il a également relevé que le Hamas "nous a aidé avec les corps, leur rapatriement et sa famille est très reconnaissante", faisant référence au rapatriement des restes du dernier otage israélien du 7-Octobre, Ran Gvili, à qui Israël a rendu hommage mercredi lors de funérailles nationales.

Pour sa part, l'émissaire spécial Steve Witkoff s'est félicité que "nous ayons chassé les terroristes de là-bas et ils vont se démilitariser".

"Ils le feront parce qu'ils n'ont pas le choix. Ils vont abandonner. Ils vont abandonner les AK-47", a-t-il ajouté.

La veille, le Hamas s'était dit prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza aussi vite que possible.

Aux termes du plan du président américain pour mettre fin à la guerre de Gaza, un Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) doit administrer provisoirement le territoire palestinien sous la houlette du "Conseil de paix" présidé par M. Trump lui-même.

La deuxième phase de la trêve entrée en vigueur le 10 octobre dernier prévoit entre autres le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.


Ethiopie: combats entre armée fédérale et forces tigréennes, vols supendus vers le Tigré

Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
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  • De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar
  • Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés

ADDIS ABEBA: Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie.

De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar. Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés.

Ces tensions font planer le risque d'une reprise d'un conflit après la sanglante guerre qui a opposé entre novembre 2020 et novembre 2022 l'armée éthiopienne aux forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Au moins 600.000 personnes étaient mortes, selon l'Union africaine, des estimations que plusieurs experts pensent sous-estimées.

Ces derniers jours, des combats se sont tenus à Tsemlet (ouest du Tigré), une zone revendiquée par des forces de la région voisine de l'Amhara, ont déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, des sources diplomatique et sécuritaire en poste en Ethiopie.

"Raisons opérationnelles" 

A Tsemlet, face aux forces tigréennes, "ce sont les ENDF (armée éthiopienne, NDLR) avec des milices amharas", a déclaré la source diplomatique, sous couvert d'anonymat. Des affrontements se sont tenus "ces derniers jours", mais "aujourd'hui on ne sait pas encore" s'il se poursuivent, a-t-elle ajouté, sans plus de détails.

Les combats ont été confirmés par une source locale au Tigré, qui a également requis l'anonymat.

"La situation semble dégénérer", a corroboré la source sécuritaire, se montrant "dubitative sur la capacité des TDF (l'armée tigréenne, NDLR), à récupérer par la force Tselemt".

Le porte-parole de l'armée fédérale et des membres du TPLF n'ont pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Les liaisons aériennes vers le Tigré d'Ethiopian Airlines, compagnie publique et seule à desservir cette région, ont été suspendues, ont également affirmé les sources diplomatique et sécuritaire.

Les vols, tout comme les services de télécommunications et bancaires, avaient été complètement suspendus durant la guerre, avant de reprendre à la suite de l'accord de paix conclu à Pretoria fin 2022. Leur suspension est une première depuis l'accord de paix.

Selon deux responsables d'Ethiopian Airlines, qui ont requis l'anonymat, les vols ont été interrompus pour "raisons opérationnelles", sans donner plus de détails.

L'un d'eux a toutefois déclaré "suspecter" que l'arrêt pour l'instant temporaire du trafic soit lié "aux tensions politiques" entre les autorités fédérales et l'administration au Tigré.

"Escalade militaire" 

Selon un journaliste à Mekele, joint au téléphone par l'AFP et qui a lui aussi requis l'anonymat, une "anxiété croissante" se ressent dans cette ville, capitale du Tigré.

Depuis plusieurs mois, la situation est tendue dans le nord de l'Ethiopie. Des forces amhara et érythréennes sont toujours présentes dans la région, en violation de l'accord de paix de Pretoria - auquel elles n'ont pas participé - qui prévoyait leur retrait.

Début 2025, le chef de l'administration intérimaire au Tigré, institution mise en place par Addis Abeba, avait été contraint de fuir Mekele, la capitale régionale, en raison de divisions croissantes au sein du TPLF.

Ce parti qui a dominé l'Ethiopie pendant presque trois décennies avant de se retrouver marginalisé après l'arrivée au pouvoir en 2018 du Premier ministre Abiy Ahmed et d'être aujourd'hui radié, est accusé par les autorités fédérales de s'être rapproché de l'Erythrée voisine.

Les relations entre les deux voisins de la Corne de l'Afrique, qui s'étaient réchauffées durant la guerre du Tigré, lorsque les troupes érythréennes avaient appuyé les forces fédérales éthiopiennes, sont de nouveau acrimonieuses, nourries de discours belliqueux, faisant planer le risque d'un nouveau conflit.

Pour Kjetil Tronvoll, professeur à Oslo New University College et spécialiste de la zone, cette confrontation entre forces fédérales et tigréennes "n'est pas surprenante". "Le risque d'une escalade militaire est grave, et il est possible que des forces non éthiopiennes viennent appuyer les forces tigréennes", a-t-il confié à l'AFP.