Pour la presse française l’accord entre les 27 est une "bonne nouvelle" après le Brexit

L'accord "historique" conclu mardi à Bruxelles entre les 27 dirigeants de l'UE pour relancer l'économie de l'Union est une "bonne nouvelle" juge la presse aujourd'hui. (Photo Kenzo TRIBOUILLARD/ AFP).
L'accord "historique" conclu mardi à Bruxelles entre les 27 dirigeants de l'UE pour relancer l'économie de l'Union est une "bonne nouvelle" juge la presse aujourd'hui. (Photo Kenzo TRIBOUILLARD/ AFP).
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Publié le Mercredi 22 juillet 2020

Pour la presse française l’accord entre les 27 est une "bonne nouvelle" après le Brexit

  • Maintenant que l'accord "historique" est obtenu grâce aux "architectes" Emmanuel Macron et Angela Merkel, "il est impératif de faire bon usage des prêts et des dons"
  • L'accord est "historique" parce que tout simplement "il était inimaginable il y a quelques mois"

PARIS : L'accord "historique" conclu mardi à Bruxelles entre les 27 dirigeants de l'UE pour relancer l'économie de l'Union est une "bonne nouvelle" qui peut ouvrir la voie à une "fédéralisation" de l'Europe quelques mois après son abandon par le Royaume-Uni, juge mercredi la presse.

"Au lendemain du Brexit, les 27, conscients de leur interdépendance, envoient un signal sans ambiguïté sur leur désir de préserver leur union dans un monde où la pandémie du Covid-19 a exacerbé les rapports de force entre les puissances et réveillé les réflexes nationalistes", se réjouit Le Monde dans son éditorial. "Montrée du doigt pour sa gestion chaotique de l'urgence sanitaire, l'Europe a montré une forme de revanche", estime le quotidien du soir.

Les 27 ont conclu mardi à l'issue d'un sommet marathon un accord sur un plan de relance post-coronavirus, basé pour la première fois sur une dette commune, et vont maintenant devoir trouver de nouvelles ressources pour financer son remboursement.

"Quelques mois après le Brexit, il est heureux qu'au bout du compte le désir d'union l'ait emporté sur le désir de repli", se félicite aussi Libération. "Le pas franchi est bel et bien historique" et "ouvre la voie à une fédéralisation de l'Union", estime Paul Quinio, en soulignant que "sans l'obstination de Macron rien n'aurait été possible".

Est-ce un "redressement durable?", se demande l'éditorialiste du Figaro, Jacques-Olivier Martin. En tout cas, "l'Europe n'a jamais aussi bien porté sa devise; unie dans la diversité", selon lui.

Maintenant que l'accord "historique" est obtenu grâce aux "architectes" Emmanuel Macron et Angela Merkel, "il est impératif de faire bon usage des prêts et des dons", tranche le journal conservateur. Comment? "En choisissant d’investir (numérique, énergie, recherche, spatial) pour transformer les pays malades de la crise plutôt que de financer les dépenses courantes", conseille-t-il.

L'accord signé après 90 heures de négociations est "une bonne nouvelle" même si "la France dépensière peut s'en inquiéter", affirme le quotidien de droite L'Opinion. Mieux: il "est digne d'entrer dans l'histoire". Plus encore: "Il devrait à l'avenir figurer parmi la poignée d'événements fondateurs de cette épopée entre la création de l'Union, la naissance de la monnaie unique, le sauvetage de la Grèce et la montée en puissance du Parlement européen".

C'est un "accord historique arraché au prix fort" mais qui "constitue une avancée majeure dans la construction européenne", écrit Etienne Lefebvre dans Les Echos.

Dans La Montagne, Florence Chédotal ne veut pas "sombrer dans l'euphorie, au regard des ambitions diluées et du chemin encore à parcourir". Pour autant, "l'Union européenne, après l'électrochoc de la crise du Covid, a ouvert, hier au petit matin, une nouvelle page de son histoire", selon elle.

L'accord est "historique" parce que tout simplement "il était inimaginable il y a quelques mois", tempère Benoît Lasserre dans Sud-Ouest. Il appelle "à ne pas se laisser déborder par l'enthousiasme" et "l'euphorie".

Moins nuancé, l'éditorialiste du Courrier Picard, Jean-Marc Chevauché, juge que "l'accord ne sert absolument pas les intérêts de la France". Pour lui, "la petite musique d'Emmanuel Macron autosatisfait est ridicule" car "la France est la perdante absolue de cet accord fait sur son dos".

Aussi peu enthousiaste, Hervé Chabaud alerte dans L'Union sur "des détails qui ne sont pas rassurants" cachés, selon lui, sous un "emballage qui sied à la présentation politique".

Dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, Didier Rose avertit aussi: "la parenthèse enchantée d'une solidarité affichée est à relativiser". Pour lui, le couple franco-allemand sort agrandi en façade mais ébranlé en coulisses" de cet accord.

 


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.