Apple retire le réseau social russe VKontakte de son magasin d'applications

Les utilisateurs de VKontakte (VK), une plateforme russe qui ressemble à Facebook, pourront continuer de se servir de leurs applications s'ils les ont déjà sur leur iPhone (Photo, AFP).
Les utilisateurs de VKontakte (VK), une plateforme russe qui ressemble à Facebook, pourront continuer de se servir de leurs applications s'ils les ont déjà sur leur iPhone (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 septembre 2022

Apple retire le réseau social russe VKontakte de son magasin d'applications

  • Apple a expliqué que les éditeurs des services mobiles de VKontakte étaient contrôlés par des entités sanctionnées par Londres
  • Le groupe californien a donc bloqué les comptes de ces développeurs et leurs applications ne peuvent plus être téléchargées, quel que soit le pays

SAN FRANCISCO: Apple a confirmé mercredi avoir retiré les applications du réseau social russe VKontakte de son App store, à la suite des nouvelles sanctions britanniques prises contre des organisations et personnalités russes en représailles aux scrutins d'annexion organisés dans quatre régions d'Ukraine par Moscou.

Les utilisateurs de VKontakte (VK), une plateforme russe qui ressemble à Facebook, pourront continuer de se servir de leurs applications s'ils les ont déjà sur leur iPhone, mais pas en télécharger de nouvelles ni réaliser de mises à jour.

"Il va peut-être y avoir des difficultés avec les notifications et les paiements. Les spécialistes de VK y travaillent", a indiqué le réseau dans un communiqué mardi, ajoutant avoir récemment amélioré les applications pour qu'elles fonctionnent bien sans mise à jour "pendant longtemps".

Apple a expliqué que les éditeurs des services mobiles de VKontakte étaient contrôlés par des entités sanctionnées par Londres. Le groupe californien a donc bloqué les comptes de ces développeurs et leurs applications ne peuvent plus être téléchargées, quel que soit le pays.

Londres a annoncé lundi de nouvelles sanctions contre la Russie en réaction aux référendums considérés comme "illégaux" par Kiev et ses alliés occidentaux. Ils se tiennent depuis hier dans quatre régions d'Ukraine contrôlées totalement ou en partie par Moscou.

Parmi les 92 entités visées figurent notamment "des responsables russes de haut niveau qui ont organisé les scrutins illégaux (...) ainsi que 'l'agence de relations publiques préférée de (Vladimir) Poutine'", a détaillé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Quatre oligarques ont été aussi ajoutés à la liste des personnes sous sanctions britanniques, qui compte déjà plus de 1 200 individus : God Nissanov et Zarakh Iliev, deux dirigeants de groupes de promotion immobilière, Iskander Makhmudov, PDG de deux sociétés sidérurgiques, et Igor Makarov, président du groupe Areti, qui opère dans le secteur du gaz et du pétrole.

L'accès aux réseaux sociaux et aux sites d'information a été drastiquement restreint en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine.

De nombreux médias locaux et plateformes internationales ont été bloqués ou contraints à fermer par Moscou, qui réprime toute critique de l'offensive.


France: Hausse de 20% des exportations sur les neuf premiers mois

Cette ascension "a continué au premier trimestre 2022 pour atteindre 139.400, le niveau le plus élevé depuis 20 ans"  (Photo, AFP).
Cette ascension "a continué au premier trimestre 2022 pour atteindre 139.400, le niveau le plus élevé depuis 20 ans" (Photo, AFP).
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  • Au cours des trois premiers trimestres de 2022, l'ensemble des secteurs exportateurs ont vu leurs exportations progresser
  • Toutefois, l'inflation élevée, qu'elle vienne de l'énergie ou d'autres biens, plombe les chiffres du commerce extérieur

PARIS: Les exportations françaises de biens ont atteint, 439 milliards d'euros sur les trois premiers trimestres de 2022, soit une hausse de 20% par rapport à la même période de l'an dernier, selon un bilan publié dimanche par Business France.

Après une année 2021 où les exportations françaises de biens avaient "bénéficié d'un rebond post-pandémique" et étaient "reparties à la hausse", avec une progression de 17% à 501 milliards d'euros, "la croissance des exportations de biens s'est accélérée" début 2022, précise Business France.

En outre, cette croissance s'est accompagnée d'une "augmentation du nombre d'exportateurs, passé de 130.300 à 137.500", note l'organisme. Cette ascension "a continué au premier trimestre 2022 pour atteindre 139.400, le niveau le plus élevé depuis 20 ans", indique-t-il.

Au cours des trois premiers trimestres de 2022, l'ensemble des secteurs exportateurs ont vu leurs exportations progresser en valeur, par rapport à leur niveau pré-crise sanitaire sur la même période en 2019.

Les secteurs exportateurs français traditionnels - agroalimentaire et secteur agricole (+28%), textile (+30%), produits pharmaceutiques, chimiques, parfums et cosmétiques (+24%) -, en particulier, "consolident leur niveau d'exportations", selon le bilan.

Toutefois, l'inflation élevée, qu'elle vienne de l'énergie ou d'autres biens, plombe les chiffres du commerce extérieur, se traduisant par un déficit commercial historiquement mauvais en 2022. Le gouvernement français table ainsi sur un solde négatif de 156 milliards d'euros, d'après les documents du projet de loi de finances pour 2023.

Les prix de l'énergie montent, en effet, depuis plus d'un an, tirés notamment par la forte reprise économique qui a suivi les blocages liés à la Covid-19. Une hausse accélérée depuis l'invasion russe en Ukraine, qui a aussi imposé une pression importante sur les prix alimentaires

La détérioration de la balance énergétique qui en découle est la justification avancée par les douanes depuis des mois pour expliquer cette envolée du déficit commercial français.

En septembre, le déficit sur douze mois glissants s'établissait déjà à 149,9 milliards d'euros, contre 85 milliards d'euros en 2021, un niveau de déficit déjà historique.


Le Canada veut rivaliser avec la Chine en Asie-Pacifique

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly (Photo, AFP).
La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly (Photo, AFP).
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  • Pour renforcer sa présence, Ottawa le développement des échanges commerciaux et des investissements
  • «Cette stratégie envoie un message clair : le Canada est bien présent dans la région et il est là pour rester»

OTTAWA: Le Canada a présenté dimanche une enveloppe de 2,3 milliards de dollars canadiens (1,65 milliard d'euros environ) pour sa stratégie économique et diplomatique dans la région Asie-Pacifique, où Ottawa souhaite se hisser en "partenaire authentique et fiable" face à la Chine.

Pour renforcer sa présence et son influence en Asie-Pacifique, Ottawa prévoit un renforcement de ses capacités militaires dans le Pacifique, avec notamment l'envoi d'une frégate, le développement des échanges commerciaux et des investissements, l'appui à des programmes "d'aide internationale féministe", le financement d'infrastructures "durables" et le renforcement du réseau diplomatique canadien, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

"L'avenir de l'Indo-Pacifique est le nôtre ; nous avons un rôle à jouer pour le façonner. À cette fin, nous devons être un partenaire authentique et fiable" parmi les alliés occidentaux, a fait valoir la cheffe de la diplomatie canadienne, Mélanie Joly, dans ce communiqué.

"Cette stratégie envoie un message clair : le Canada est bien présent dans la région et il est là pour rester", a-t-elle insisté.

Cette feuille de route vise "à approfondir notre engagement dans l'Indo-Pacifique au cours des 10 prochaines années, en augmentant notre apport à la paix et à la sécurité régionales", indique le document.

Cette stratégie est dévoilée à la suite d'une tournée du Premier ministre Justin Trudeau et de Mme Joly dans la région, qui ont assisté à plusieurs sommets : celui de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) à Phnom Penh, au Cambodge, celui du G20 à Bali, en Indonésie et celui du forum de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), à Bangkok.

Le Canada, à couteaux tirés avec la Chine, ne cache pas le fait que sa stratégie pour la région a été formulée en réaction à l'influence de Pékin.

"Il y a un problème fondamental avec le fait que la Chine, actuellement, ne respecte pas les normes internationales et tente de les modifier ou de les interpréter à son propre bénéfice", a estimé la ministre Joly auprès du quotidien québécois La Presse. "Il y a un risque géopolitique à faire des affaires en Chine", a-t-elle souligné.


Jordanie: aide américaine de plus de 845 millions de dollars

L'Agence américaine d'aide internationale (USAID). (Twitter, @USAID)
L'Agence américaine d'aide internationale (USAID). (Twitter, @USAID)
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  • La signature a eu lieu à Amman entre la ministre jordanienne du Plan et de la Coopération internationale,  Zeina Toukan, et la directrice adjointe de l'Agence américaine d'aide internationale (USAID) en Jordanie, Margaret Spears
  • La Jordanie est confrontée à une situation économique difficile, avec un taux de chômage de 23% en 2021, selon la Banque mondiale

AMMAN: Les Etats-Unis vont allouer une aide de plus de 845 millions dollars à la Jordanie, petit pays au cœur du Moyen-Orient dépourvu de ressources naturelles et largement dépendant des aides étrangères, a annoncé dimanche le gouvernement jordanien. 

"Le Premier ministre jordanien Bicher al-Khasawneh a assisté dimanche à la signature d'une entente avec les Etats-Unis pour l'octroi d'un soutien financier annuel de 845,1 millions de dollars (environ 811,5 millions d'euros)", a indiqué le gouvernement jordanien dans un communiqué. 

La signature a eu lieu à Amman entre la ministre jordanienne du Plan et de la Coopération internationale,  Zeina Toukan, et la directrice adjointe de l'Agence américaine d'aide internationale (USAID) en Jordanie, Margaret Spears. 

"La Jordanie est très reconnaissante pour ce soutien qui démontre que les Etats-Unis comprennent les défis auxquels est confronté" le royaume, a affirmé M. Khasawneh. 

Washington doit faire parvenir son aide à la Jordanie avant la fin du mois de novembre, a précisé Mme Toukan, affirmant que la somme servira à "financer des projets de développement et la mise en oeuvre de réformes économiques dans des secteurs divers". 

En septembre, les Etats-Unis s'étaient engagés à octroyer une aide financière à la Jordanie sur une période de sept ans (2023-2029) d'une valeur totale de 10,15 milliards de dollars. 

La Jordanie est confrontée à une situation économique difficile, avec un taux de chômage de 23% en 2021, selon la Banque mondiale. 

Dépourvu de ressources naturelles et très dépendant d'aides étrangères, notamment du Fonds monétaire international (FMI), ce petit pays durement touché par l'afflux de réfugiés syriens croule sous une dette publique dépassant 100% de son PIB.