Une «plate-forme d'investissement halal» soutenue par Saudi Aramco ouvre une succursale à Londres

Le directeur du développement commercial Hassnain Sajjad et Khabib Nurmagomedov à l'ouverture de Wahed au Royaume-Uni. (Hassnain Sajjad)
Le directeur du développement commercial Hassnain Sajjad et Khabib Nurmagomedov à l'ouverture de Wahed au Royaume-Uni. (Hassnain Sajjad)
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Publié le Jeudi 26 janvier 2023

Une «plate-forme d'investissement halal» soutenue par Saudi Aramco ouvre une succursale à Londres

  • Wahed interdit les investissements qui tirent profit des prêts, des jeux d'argent, de l'alcool et du tabac
  • Le compte de la société permet de suivre la valeur des dépôts des utilisateurs par rapport au prix de l'or

LONDRES : Wahed, une plate-forme d'investissement soutenue par Saudi Aramco et le footballeur français Paul Pogba, a ouvert une succursale physique à Londres ainsi que des comptes bancaires adossés à l'or, a rapporté la chaîne de télévision CNBC.
La société, basée à New York, se définit comme une «plate-forme d'investissement halal».
Le service de gestion et de conseil en investissement de la société, conforme à la charia, cible les 3,9 millions de musulmans qui vivent au Royaume-Uni.
Wahed interdit les investissements dans les entreprises qui tirent profit des prêts, des jeux d'argent, de l'alcool et du tabac.
Un compte chez Wahed ne verse pas d'intérêts sur l'épargne, mais suit la valeur des dépôts des utilisateurs par rapport au prix de l'or. Ce dernier varie en fonction de l'offre et de la demande.
Le PDG de Wahed, Junaid Wahedna, déclare à CNBC que son entreprise offre aux consommateurs, musulmans ou non, la possibilité de faire face aux fluctuations monétaires et à l'augmentation du coût de la vie.
«Les musulmans constituent une communauté défavorisée dans son ensemble», explique M. Wahedna. Il souligne que, avec sa faible culture financière, la communauté musulmane représente l'un des secteurs socio-économiques les plus vulnérables du Royaume-Uni. «Ils ont des problèmes de confiance, donc ils veulent vous voir avant de vous confier de l'argent», ajoute-t-il.
Wahed lance également une carte de débit qui permettra aux titulaires de comptes de déposer des fonds en utilisant un fonds négocié en bourse qui suit le prix de l'or. Cela signifie que les utilisateurs peuvent utiliser l'or pour payer les articles de tous les jours.  
Les investisseurs peuvent également convertir l'or de leur compte en lingots physiques.
«Je pense que cela convient vraiment à la communauté musulmane et à ses besoins», précise M. Wahedna.
«Sinon, la communauté musulmane, parce qu'elle est défavorisée, garde son argent en liquide à demeure ou dans un endroit peu sûr et elle le perd tous les deux ans parce qu'il y a une arnaque dans la communauté ou que quelqu'un profite d'elle. Et le cycle de la pauvreté continue.»
M. Wahedna se montre critique à l’égard de l'essor des services «Buy now, pay later» (type de financement à court terme qui permet aux consommateurs d’effectuer des achats et de les payer à une date ultérieure, NDLR). Il affirme que les entreprises fintech modernes se sont trop concentrées sur les prêts à la consommation. «J'ai le sentiment que la fintech, comme la plus grande partie du secteur de la finance, est très fortement orientée vers le prêt.»
«En réalité, je dirais qu'elle aggrave la crise du coût de la vie et de l'endettement en proposant un grand nombre de produits. Ce système “Buy now, pay later” est le pire genre d'innovation. Il n’a pour objectif que d’aggraver l'endettement des gens.»
M. Wahedna fait savoir que l'entreprise ne s'adresse pas seulement aux musulmans, mais également aux adeptes des autres religions abrahamiques. Il ajoute qu'elle vise à la fois les individus prospères et les clients moins fortunés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.