Al-Hilal bat le Wydad et atteint les demi-finales de la Coupe du Monde des Clubs

L’équipe saoudienne de la Coupe du monde n'a peut-être pas été aussi passionnante, mais le tournoi de club va être bien meilleur après la victoire d'Al-Hilal (Photo, Twitter/@AlHilalFC).
L’équipe saoudienne de la Coupe du monde n'a peut-être pas été aussi passionnante, mais le tournoi de club va être bien meilleur après la victoire d'Al-Hilal (Photo, Twitter/@AlHilalFC).
Short Url
Publié le Lundi 06 février 2023

Al-Hilal bat le Wydad et atteint les demi-finales de la Coupe du Monde des Clubs

  • La victoire 5-3 aux tirs au but après un match nul 1-1 signifie que les géants saoudiens affronteront les Brésiliens de Flamengo mardi
  • Vietto, Saleh Al-Shehri puis Abdellah Al-Hamdan ont marqué pour le club de Riyadh, laissant le remplaçant Al-Jawary offrir la gloire et un billet pour les demi-finales

RABAT : Les tambours ont résonné fort pour le Wydad AC du Maroc en ce samedi après-midi ensoleillé et spectaculaire à Rabat lors de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, mais ils ont finalement été réduits au silence par Musab Al-Juwayr d'Al-Hilal.

Le jeune milieu de terrain a marqué le dernier coup de pied pour remporter la séance de tirs au but 5-3 pour les géants saoudiens après que le match se soit terminé sur un score de 1-1. Les champions asiatiques se qualifient aux dépens de leurs homologues africains pour les demi-finales, où ils affronteront les Brésiliens de Flamengo. Un match qui devrait être très intéressant si l'on en croit ce qui s'est passé.

Deux heures de football riche en action se sont terminées sur un score de 1-1, mais il y avait beaucoup plus que cela. Un coup de tête en début de seconde période d'Ayoub Emloud du Wydad a enthousiasmé les fans du pays d'Afrique du Nord comme ils l'avaient fait lors de la Coupe du monde 2022, lorsque le Maroc avait atteint la demi-finale et était devenu la star du Qatar.

L’équipe saoudienne de la Coupe du monde n'a peut-être pas été aussi passionnante, mais le tournoi de club va être bien meilleur.

L'une des rares fois où le public a été réduit au silence, c'est dans le temps additionnel, lorsque Yahya Jabrane, capitaine des champions d'Afrique, a été expulsé pour avoir protesté contre un penalty. Mohamed Kanno a tiré le coup de penalty pour envoyer le match en prolongation, au cours de laquelle il a également été exclu par l'arbitre.

C'est alors qu'interviennent les penalties et Al-Hilal marque tous les siens, tandis que Wydad en rate un.

Pourtant, pendant longtemps, on a cru que les détenteurs du 18 fois champions d'Arabie Saoudite allaient rentrer chez eux dans un match qui a tenu en haleine les 45 000 spectateurs du stade Prince Moulay Abdellah.

Le stade se trouve peut-être à Rabat, mais on avait l'impression et, surtout, le son d'un match à domicile à Casablanca pour la puissance de l’équipe marocaine. Le mur rouge derrière les buts a rarement cessé de rebondir et de chanter pour faire rugir l'équipe en blanc.

Le Wydad s'est montré dangereux, notamment sur les coups de pied arrêtés, avec une frappe de Yahya Jabrane sur un coup franc.

En effet, la pression semblait avoir porté ses fruits à la 19e minute, lorsque le club marocain pensait avoir pris l'avantage grâce à Jalal Daoudi qui balayait le ballon à bout portant. Le milieu de terrain vétéran a toutefois été jugé hors-jeu par l'arbitre assistant.

La première véritable tentative de but d'Al-Hilal est intervenue à la 23e minute, mais Nasser Al-Dawsari a envoyé un coup franc dans une position dangereuse bien au-dessus de la barre.

Au fur et à mesure que la mi-temps avançait, Al-Hilal entrait davantage dans le jeu, mais l'équipe locale continuait à se procurer de meilleures occasions, comme cette tentative à l'approche de la mi-temps. Le nouvel attaquant camerounais du Wydad, Didier Lamkel Ze, a envoyé un bon centre de la gauche, mais Ayoub El-Amloud n'a pas pu s'en emparer et la tête du défenseur est passée à côté.

Al-Hilal est passé tout près dès la reprise. Un corner de Salem Al-Dawsari sur la droite revenait à Ali Al-Buhali et son tir à bout portant était dégagé sur la ligne par Lamkel Ze.

À la 51e minute, le huitième coup de pied de coin du Wydad a fait la différence. El-Amloud s'est levé au second poteau et a trompé Abdullah Al-Mayouf d'une tête puissante.

Les champions d'Asie se sont lancés dans l'action mais n'ont pas réussi à transformer la pression en occasions, même s'ils sont passés tout près à 20 minutes de la fin, lorsque la frappe d'Odion Ighalo à bout portant a été bien arrêtée par Ahmed Reda Tagnaouti et que la reprise de Salem Al-Dawsari a été bloquée sur la ligne par Amine Farhane.

Al-Hilal, qui n'a jamais dépassé les demi-finales de ce tournoi, a poussé pour trouver l'égalisation et l'occasion s'est présentée à la fin du temps réglementaire lorsqu'un penalty a été accordé pour une faute de main dans la surface. Le capitaine du Wydad, Jabrane, a reçu deux avertissements consécutifs et a été expulsé.

Au milieu de cette agitation, Kanno a gardé son sang-froid et a glissé le ballon directement au milieu du terrain. L'élan a soudainement basculé en faveur des champions d'Asie et Luciano Vietto a failli remporter le match à la huitième minute du temps additionnel, le coup franc de l'Argentin ayant été repoussé par le gardien.

Les géants de Riyad ne parvenaient pas à trouver la faille avant la prolongation et, à la reprise du match, ils étaient eux-mêmes réduits à 10, Kanno ayant reçu un deuxième carton jaune pour une faute.

Et puis il y a eu cinq penalties chacun. Après que Moussa Marega ait ouvert le score pour Al-Hilal, le tir de Yahia Attiyat Allah a touché les deux poteaux mais n'est pas rentré et le Wydad était en difficulté. Vietto, Saleh Al-Shehri puis Abdellah Al-Hamdan ont marqué pour le club de Riyadh, laissant le remplaçant Al-Jawary offrir la gloire et un billet pour les demi-finales.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée américaine arraisonne un bateau suspecté de se diriger vers un port iranien

Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien". (AFP)
Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien". (AFP)
Short Url
  • L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique du commerce international, depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël le 28 février, fragilisant les marchés mondiaux de l’énergie et plaçant le détroit au cœur des négociations
  • En réponse, les Etats-Unis ont annoncé imposer un blocus des ports iraniens à partir du 13 avril

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir arraisonné un navire marchand dans la mer d'Arabie, soupçonné d'avoir tenté de violer le blocus américain des ports iraniens.

Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien", a affirmé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

"A ce jour, 39 navires ont été redirigés afin de garantir le respect" du blocus, a-t-il ajouté.

La publication comprenait également une vidéo montrant un hélicoptère au-dessus du navire alors que les Marines américains descendaient en rappel sur des conteneurs empilés sur le bateau.

L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique du commerce international, depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël le 28 février, fragilisant les marchés mondiaux de l’énergie et plaçant le détroit au cœur des négociations visant à mettre fin au conflit.

En réponse, les Etats-Unis ont annoncé imposer un blocus des ports iraniens à partir du 13 avril.

Le ministre de la Défense Pete Hegseth avait affirmé aux journalistes en avril que Washington maintiendrait son blocus "aussi longtemps qu'il le faudra".

"Ce blocus s'applique à tous les navires, quelle que soit leur nationalité, en direction ou en provenance des ports iraniens", avait précisé le chef d'état-major de l'armée américaine Dan Caine, présent aux côtés de Pete Hegseth.

 

 


Donald Trump presse l'Iran de faire «vite» pour conclure un accord

 Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse. (AFP)
Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse. (AFP)
Short Url
  • Si une trêve est entrée en vigueur le 8 avril, l'Iran et les Etats-Unis n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord pour tenir de nouvelles négociations au Pakistan, pays médiateur, après une première session infructueuse le 11 avril
  • Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth social

TEHERAN: Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse.

Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre Téhéran, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale.

Les conséquences se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale iranienne, le rial, a atteint mercredi un plus bas face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979, selon plusieurs sites de suivi des changes.

Et dans la capitale, certains affichent leur fatalisme.

"L'idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n'avons pas non plus d'espoir quant à l'issue des négociations", confie à l'AFP Ali, un architecte de 52 ans, joint par une journaliste de l'AFP à Paris.

"Ils partent négocier et reviennent avec encore plus de sanctions, et les discussions portent toujours sur le nucléaire: on ne parle jamais des gens, de l'économie ou de la liberté", ajoute-t-il, alors que son pays est sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

"Devenir intelligents" 

Si une trêve est entrée en vigueur le 8 avril, l'Iran et les Etats-Unis n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord pour tenir de nouvelles négociations au Pakistan, pays médiateur, après une première session infructueuse le 11 avril.

Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth social.

Dans le même message est publié un photo-montage du président portant un fusil d'assaut au milieu d'un décor de guerre, avec ce commentaire : "FINI DE JOUER LES GENTILS!".

Les Etats-Unis affichent leur scepticisme sur une nouvelle proposition de Téhéran pour débloquer le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce de pétrole et de gaz.

L'Iran le verrouille depuis le début de la guerre et les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

Selon un article du site américain Axios, relayé par l'agence officielle iranienne Irna, l'offre de Téhéran vise à rouvrir le détroit et mettre fin à la guerre, repoussant à une date ultérieure les discussions sur le dossier nucléaire.

 "Plus de risques" 

Mais ce sujet reste central pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent la République islamique de vouloir se doter de la bombe atomique - ce qu'elle dément.

Selon le Wall Street Journal (WSJ), le président américain a demandé aux responsables de la sécurité nationale de se préparer à un long blocus des ports iraniens afin de contraindre Téhéran à abandonner son programme nucléaire.

D'après le journal, M. Trump estime pouvoir forcer Téhéran à suspendre l'enrichissement de l'uranium pendant 20 ans, puis à accepter de strictes restrictions par la suite.

L'Iran réaffirme de son côté régulièrement son droit inaliénable au nucléaire civil, tout en jugeant "négociable" le taux d'enrichissement.

Selon des responsables américains cités par le WSJ, Donald Trump considère en outre que bloquer les infrastructures portuaires iraniennes permettrait de continuer à mettre sous pression l'économie iranienne et ses exportations de pétrole.

Le locataire de la Maison Blanche "a estimé que ses autres options — reprendre les bombardements ou se retirer du conflit — comportaient plus de risques que le maintien du blocus", ont indiqué ces responsables.

Téhéran a appelé de son côté Washington à renoncer à ses exigences "irrationnelles", estimant que les Etats-Unis n'étaient "plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes".

Audition de Hegseth 

Alors que l'Iran annonce régulièrement des arrestations ou pendaisons de personnes accusées de liens avec Israël ou les Etats-Unis, le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU a affirmé mercredi que 21 personnes avaient été exécutées et plus de 4.000 interpellées pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale depuis le début du conflit.

L'Iran n'a pas réagi dans l'immédiat à ces allégations.

Sur le front libanais, Israël, qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, deux personnes, dont un militaire, ont été tuées mercredi dans une nouvelle frappe israélienne dans le sud du pays, selon l'armée libanaise.

Chaque camp accuse l'autre de violer une trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Aux Etats-Unis, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit.

Depuis fin février, des parlementaires démocrates et républicains ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fournie.


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Short Url
  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.