L'auteur de la tuerie d'El Paso en 2019 condamné à 90 peines de prison à vie

Cette photo obtenue le 5 août 2019, gracieuseté du département de police d'El Paso, montre Patrick Crusius, un jeune Américain adepte du suprémacisme blanc, qui avait tué 23 personnes dans un supermarché prisé de la communauté hispanique à El Paso en 2019. Il a été condamné vendredi par un juge fédéral à 90 peines de prison à vie consécutives (Photo, AFP)
Cette photo obtenue le 5 août 2019, gracieuseté du département de police d'El Paso, montre Patrick Crusius, un jeune Américain adepte du suprémacisme blanc, qui avait tué 23 personnes dans un supermarché prisé de la communauté hispanique à El Paso en 2019. Il a été condamné vendredi par un juge fédéral à 90 peines de prison à vie consécutives (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 07 juillet 2023

L'auteur de la tuerie d'El Paso en 2019 condamné à 90 peines de prison à vie

  • Le massacre d'El Paso reste l'une des tueries les plus meurtrières de l'histoire des Etats-Unis, pourtant régulièrement endeuillés par les fusillades
  • Patrick Crusius, 24 ans, avait plaidé coupable en février des 90 chefs d'accusation pesant contre lui

HOUSTON: Un jeune Américain adepte du suprémacisme blanc, qui avait tué 23 personnes dans un supermarché prisé de la communauté hispanique à El Paso en 2019, a été condamné vendredi par un juge fédéral à 90 peines de prison à vie consécutives.

Patrick Crusius, 24 ans, avait plaidé coupable en février des 90 chefs d'accusation pesant contre lui, dont "crimes racistes ayant entraîné la mort".

Il encourt aussi un procès devant la justice de l'Etat du Texas, qui n'a pas exclu de requérir la peine capitale contre lui.

"Personne dans ce pays ne devrait vivre en ayant peur de la violence motivée par la haine, et d'être pris pour cible en raison de son apparence ou de son appartenance" à une communauté, a commenté le ministre américain de la Justice, Merrick Garland, dans un communiqué.

"Les 90 peines de prison à perpétuité consécutives annoncées aujourd'hui garantissent que Patrick Crusius passera le reste de sa vie en prison pour son carnage raciste à El Paso", a-t-il ajouté.

Ce massacre est "l'un des actes les plus ignobles dû à la violence liée au suprémacisme blanc de notre époque moderne", a souligné la ministre adjointe de la Justice chargée des droits civils, Kristen Clarke.

Début août 2019, Patrick Crusius avait mis en ligne un document reprenant les thèses du suprémacisme blanc dans lequel il dénonçait une "invasion hispanique du Texas" et louait l'auteur du massacre dans des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui avait fait 51 morts.

Il avait ensuite roulé une dizaine d'heures depuis la banlieue de Dallas où il vivait, jusqu'à El Paso, ville à majorité hispanique, où il avait ouvert le feu avec un fusil semi-automatique dans un hypermarché Walmart.

A l'arrivée des policiers, il était sorti d'un véhicule, les mains en l'air, en déclarant être le tireur. Pendant sa garde à vue, il avait reconnu avoir voulu s'en prendre à des "Mexicains".

La tuerie avait fait 23 morts, dont huit ressortissants Mexicains et une majorité d'Américains d'origine hispanique. Il avait profondément choqué les Etats-Unis et ouvert un débat sur la responsabilité des diatribes anti-immigrants du président républicain Donald Trump.

Le massacre d'El Paso reste l'une des tueries les plus meurtrières de l'histoire des Etats-Unis, pourtant régulièrement endeuillés par les fusillades.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.