Décès de Zvi Zamir, chef du Mossad pendant la guerre israélo-arabe de 1973

Zvi Zamir, né en Pologne en 1925, avait combattu lors de la première guerre israélo-arabe en 1948 (Photo, X).
Zvi Zamir, né en Pologne en 1925, avait combattu lors de la première guerre israélo-arabe en 1948 (Photo, X).
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Publié le Mardi 02 janvier 2024

Décès de Zvi Zamir, chef du Mossad pendant la guerre israélo-arabe de 1973

  • Cet ancien général de réserve avait dirigé le Mossad entre 1968 et 1974
  • Selon des documents d'archives israéliens déclassifiés en 2018, Achraf Marwane avait informé Zvi Zamir le 5 octobre 1973 de l'attaque que l'Egypte et la Syrie

JÉRUSALEM: L'ancien chef du Mossad Zvi Zamir, qui était à la tête des services secrets israéliens lors de la guerre israélo-arabe de 1973, dont il avait prévenu l'imminence mais n'avait pas été entendu, est décédé à l'âge de 98 ans, a-t-on appris mardi de source officielle.

"Zvi Zamir avait adopté une approche déterminée dans la lutte contre le terrorisme palestinien. Sous sa direction, le Mossad avait mené des opérations audacieuses de renseignements et d'opérations dans le monde entier", a souligné le Mossad dans un communiqué.

Cet ancien général de réserve avait dirigé le Mossad entre 1968 et 1974. Il aurait personnellement recruté l'espion égyptien Achraf Marwane, surnommé "l'Ange", un proche du président égyptien de l'époque, Anouar al-Sadate, et surtout gendre de Gamal Abdel Nasser, ancien président de l'Egypte décédé en 1970.

Selon des documents d'archives israéliens déclassifiés en 2018, Achraf Marwane avait informé Zvi Zamir le 5 octobre 1973 de l'attaque que l'Egypte et la Syrie s'apprêtaient à lancer le lendemain contre Israël.

Zvi Zamir avait alors alerté le bureau de la Première ministre, Golda Meir, mais son avertissement était resté lettre morte, le chef des renseignements militaires de l'époque, Eli Zeira, insistant que la possibilité que l'Egypte et la Syrie lancent une attaque coordonnée était "plus faible que faible", selon les archives déclassifiées.

Mythe 

Le 6 octobre 1973 à 14H00, en pleine célébration de Kippour, le jour le plus saint du judaïsme, l'Egypte et la Syrie déclenchent une offensive contre l'armée israélienne, à l'ouest le long du canal de Suez et à l'est sur le plateau du Golan.

Ce n'est que cinq heures avant le début des opérations que les dirigeants israéliens décrètent la mobilisation générale des réservistes.

Ce retard a coûté très cher à l'armée israélienne qui a subi de lourdes pertes, plus de 2.200 morts. Un revers cuisant qui a fait voler en éclats le mythe de l'invincibilité d'Israël après sa victoire foudroyante lors de la guerre des Six Jours en juin 1967.

L'attaque surprise du Hamas le 7 octobre contre Israël a été comparée par des médias israéliens au déclenchement de la guerre de Kippour, laissant le pays dans la sidération comme en octobre 1973.

Zvi Zamir, né en Pologne en 1925, avait combattu lors de la première guerre israélo-arabe en 1948, à la création de l'Etat d'Israël, et servi dans l'armée jusqu'en 1968.

Durant son mandat à la tête du Mossad, il avait supervisé l'opération "Colère de Dieu", avec l'objectif d'assassiner les responsables du groupe palestinien Septembre noir, dont un commando avait tué onze athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.