Cancers du sein: vers des traitements de radiothérapie plus courts

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le Premier ministre palestinien Mohammed Mustafa et le responsable de la politique étrangère de l'Union européenne Josep Borell posent pour une photo de groupe avant une réunion sur une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien, au palais de La Moncloa à Madrid, le 13 septembre 2024. (Photo par Thomas COEX / AFP)
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le Premier ministre palestinien Mohammed Mustafa et le responsable de la politique étrangère de l'Union européenne Josep Borell posent pour une photo de groupe avant une réunion sur une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien, au palais de La Moncloa à Madrid, le 13 septembre 2024. (Photo par Thomas COEX / AFP)
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Publié le Mardi 17 septembre 2024

Cancers du sein: vers des traitements de radiothérapie plus courts

  • Cette étude de phase 3 a évalué pendant cinq ans 1.265 patientes et comparé les effets d'une radiothérapie standard de cinq semaines avec un nouveau schéma, dit "hypofractionné", c'est-à-dire raccourci à trois semaines.
  • Les résultats de l'étude ont balayé cette crainte: en outre, "on a un taux de survie global, de survie sans récidive et sans métastase qui est même meilleur" avec cette thérapie "hypofractionnée", se félicite l'oncologue.

BARCELONE : Des traitements de radiothérapie raccourcis à trois semaines au lieu de cinq pour toutes les patientes souffrant d'un cancer du sein: une étude présentée dimanche lors d'un congrès d'oncologie ouvre la voie à une "désescalade du fardeau thérapeutique".

Selon les organisateurs de l'Esmo, congrès annuel de la Société européenne d'oncologie médicale, un rendez-vous mondial de la recherche qui se tient cette année à Barcelone (Espagne) jusqu'à mardi, ses résultats pourraient bientôt conduire à changer la prise en charge du cancer du sein.

Cette étude de phase 3 a évalué pendant cinq ans 1.265 patientes et comparé les effets d'une radiothérapie standard de cinq semaines avec un nouveau schéma, dit "hypofractionné", c'est-à-dire raccourci à trois semaines.

Toutes ces femmes étaient touchées par un cancer du sein avec atteinte ganglionnaire, ce qui signifie que la tumeur n'était plus localisée mais s'était propagée aux ganglions lymphatiques.

Une partie des patientes de l'étude ont reçu des doses un peu plus fortes à chaque séance, mais ont eu moins de rendez-vous au total.

"À partir des études précédentes, on savait que l'efficacité d'une radiothérapie plus courte était la même dans le cas d'une tumeur localisée, mais pour les femmes avec une atteinte ganglionnaire, il n'y avait rien jusqu'à ce jour démontrant qu'on pouvait raccourcir le nombre de séances", a expliqué à l'AFP Sofia Rivera, oncologue-radiothérapeute, cheffe de service à l'institut français Gustave-Roussy, qui a présenté l'étude.

Pour parvenir à réduire les séances à trois semaines, la dose d'irradiation a été un peu augmentée à chaque fois.

"Quand on traite le sein mais aussi les ganglions, on s'attaque à des volumes beaucoup plus grands, qui incluent des tissus sains comme le poumon, le cœur, ou l'œsophage", précise Sofia Rivera. Donc avec une dose plus forte, on pouvait craindre davantage d'effets secondaires liés au traitement.

- "Gain en qualité de vie" -

Les résultats de l'étude ont balayé cette crainte: en outre, "on a un taux de survie global, de survie sans récidive et sans métastase qui est même meilleur" avec cette thérapie "hypofractionnée", se félicite l'oncologue.

Au vu de ces données, il est fort probable qu'une radiothérapie écourtée soit bientôt proposée aussi aux femmes atteintes d'un cancer du sein ganglionnaire, ce qui représente 30% des cancers du sein.

"Ca voudra dire des traitements moins lourds ; on s'oriente clairement vers une désescalade du fardeau thérapeutique", s'enthousiasme Sofia Rivera.

Baisser le nombre de séances limitera en effet le nombre d'allers-retours des malades vers leur centre de traitement. "C'est un gain en qualité de vie", se réjouit l'oncologue. A la clé également: une baisse des listes d'attente, puisque des places seront libérées sur la machines de radiothérapie, et un gain en ressources humaines.

Charlotte Coles, oncologue et professeure à l'Université de Cambridge, a salué dimanche une étude "vraiment importante", qui devrait conduire à soulager "le fardeau pour les malades" et "réduire les coûts des systèmes de soin".

Cette étude s'inscrit dans un corpus de recherches allant globalement dans le même sens.

Une méta-analyse publiée la semaine dernière dans le British medical journal (BMJ), qui a regroupé des essais impliquant plus de 20.000 patientes, a ainsi conclu que l'administration de doses plus élevées par fraction de radiothérapie sur une période plus courte réduisait considérablement le risque d'effets secondaires et améliorait la qualité de vie.

Pour le seul cancer du sein, des études ont d'abord montré que trois semaines de radiothérapie (15 séances) donnaient d'aussi bons résultats que cinq semaines (25 séances). Puis d'autres études ont montré que cinq séances faisaient aussi bien que 25 ou 15.

L’étape suivante sera de tester cinq séances sur une semaine pour les cancers du sein avec ganglion. Des études sont en cours mais il faudra au moins cinq ans avant les premiers résultats.

En France, un frein pourrait néanmoins retarder la mise en pratique de ce nouveau standard: la radiothérapie reste en effet pour le moment rémunérée à l'acte et non au forfait. Il est donc aujourd'hui plus rentable pour les établissements de proposer un nombre important de séances.


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.