Les groupes de défense des droits saluent un nouveau rapport sur l’«apartheid» israélien

Des enfants marchent devant une fresque peinte sur une partie de la barrière controversée d’Israël au camp de réfugiés d’Aïda, dans la ville de Bethléem en Cisjordanie, le 14 mai 2012. (Reuters)
Des enfants marchent devant une fresque peinte sur une partie de la barrière controversée d’Israël au camp de réfugiés d’Aïda, dans la ville de Bethléem en Cisjordanie, le 14 mai 2012. (Reuters)
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Publié le Mercredi 13 janvier 2021

Les groupes de défense des droits saluent un nouveau rapport sur l’«apartheid» israélien

  • B’Tselem critique la politique qui vise à «renforcer et perpétuer la suprématie d’un groupe – les Juifs – sur un autre – les Palestiniens»
  • Le rapport est essentiel pour «contester la fausse idée» selon laquelle la démocratie et l’occupation peuvent coexister, explique un expert à Arab News

LONDRES: Un nouveau rapport de la plus importante organisation israélienne de défense des droits de l’homme, qui qualifie le pays de «régime d’apartheid», a été salué par des groupes de défense des droits.

Ce rapport révolutionnaire, publié mardi par B’Tselem, indique qu’Israël «n’est pas une démocratie» mais un «régime d’apartheid» qui favorise la suprématie juive, dans des avertissements qui font écho à ceux des groupes palestiniens de défense des droits.

«Un principe directeur est à l’origine de nombreuses politiques israéliennes: renforcer et perpétuer la suprématie d’un groupe – les Juifs – sur un autre – les Palestiniens», selon le rapport.

Pour Hagai el-Ad, directeur exécutif de B’Tselem, «Israël n’est pas une démocratie à laquelle est rattachée une occupation temporaire. C’est un régime entre le Jourdain et la mer Méditerranée, et nous devons l’examiner attentivement et le voir tel qu’il est: un apartheid.»

Chris Doyle, directeur du Conseil pour la compréhension arabo-britannique (Caabu), affirme que ce rapport est une «initiative importante» du groupe israélien de défense des droits «le plus respecté», et qu’il est «attendu depuis longtemps».

Les groupes palestiniens et arabes de défense des droits qualifient le pays d’apartheid depuis des décennies, ajoute-t-il.

Le rapport est essentiel pour «contester la fausse idée» selon laquelle la démocratie et l’occupation peuvent coexister, et le système de droits à deux niveaux d’Israël est la preuve de ce mensonge, déclare M. Doyle.

Il souligne que la pandémie de coronavirus met en valeur les «mondes parallèles» que les deux peuples habitent au sein de l’État, où les Israéliens «ont plus de droits» que les Palestiniens et reçoivent des soins médicaux et de santé supérieurs.

Puisqu’Israël est une puissance occupante selon le droit international, il a une obligation légale explicite de fournir des soins de santé adéquats aux Palestiniens, ce qu’il n’a pas fait, explique M. Doyle.

L’utilisation du terme «apartheid» pour décrire le régime israélien doit correspondre à une terminologie juridique spécifique. La «discrimination systémique fondée sur la race» d’Israël signifie que le terme peut être appliqué de manière juste dans ce cas, précise-t-il. Malgré la décision prometteuse de B’Tselem, il a averti qu’«il est difficile de voir comment l’occupation se terminera».

La campagne de solidarité avec la Palestine, basée au Royaume-Uni, qualifie le rapport d’«extrêmement important» après que B’Tselem «a ajouté sa voix au chœur qui reconnaît Israël comme un État d’apartheid».

Le groupe israélien de défense des droits, Yesh Din, a publié un avis juridique l’année dernière affirmant également qu’un système d’apartheid était en train d’être mis en place. 

En 2017, la Commission économique et sociale des nations unies pour l’Asie occidentale (ESCWA) est devenue le premier organe de l’Organisation des nations unies (ONU) à considérer Israël comme un régime d’apartheid. Cependant, la direction de l’ONU n’a pas approuvé la publication du rapport et il a été effacé de son site Web.

L’année dernière, après l’annonce par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, de l’annexion de parties de la Cisjordanie, les experts de l’ONU ont averti que ce serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste: deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même État, mais avec des droits profondément inégaux. Ils ont ajouté: «C’est une vision d’un apartheid du XXIe siècle.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com