Mohammed ben Salmane annonce une nouvelle stratégie sur cinq ans visant à renforcer l'économie du Royaume

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a livré un discours dans lequel il a présenté la stratégie du Fonds d'investissement public (PIF) pour les cinq années à venir. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a livré un discours dans lequel il a présenté la stratégie du Fonds d'investissement public (PIF) pour les cinq années à venir. (SPA)
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Publié le Lundi 25 janvier 2021

Mohammed ben Salmane annonce une nouvelle stratégie sur cinq ans visant à renforcer l'économie du Royaume

  • Le prince héritier promet de créer 1,8 million de nouveaux emplois
  • Le Fonds d'investissement public (PIF) prévoit d'investir 40 milliards de dollars par an, d'ici 2025

DJEDDAH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a lancé dimanche une nouvelle stratégie sur cinq ans pour le fonds souverain du Royaume. Cette initiative intervient à un moment où l'Arabie saoudite progresse vers la réalisation de la Vision 2030, qui consiste à diversifier l'économie de manière à la libérer de la dépendance au pétrole.

Le Fonds d'investissement public (PIF) entend injecter au moins 40 milliards de dollars par an dans l'économie du Royaume, doubler ses actifs pour atteindre 1.7 mille milliards de dollars, contribuer à hauteur de 320 milliards de dollars au PIB non pétrolier et créer 1,8 million de nouveaux emplois d'ici 2025, a déclaré le prince héritier et président du Fonds d'investissement public (PIF).

« Nous avons mis en place de nombreux secteurs et projets d'investissement vitaux en Arabie saoudite et le secteur privé constitue un partenaire stratégique pour le Fonds d'investissement public (PIF) », a-t-il déclaré.

« La nouvelle stratégie constitue un pilier important pour la réalisation des aspirations de notre pays et entend concrétiser au mieux le développement intégral».

La stratégie pour la période 2021-2025 se concentrera sur la mise en place de nouveaux secteurs, l'autonomisation du secteur privé, le développement du portefeuille du PIF, la réalisation d'investissements efficaces et à long terme, la localisation des secteurs ainsi que la mise en place de partenariats économiques stratégiques.

« Nous avons pour objectif de placer notre pays en position de pionnier au cœur de la nouvelle civilisation», a affirmé le prince héritier. Le Fonds d'investissement public (PIF) « apportera son soutien aux efforts visant à développer et à diversifier l'économie du Royaume, et affirmera sa position en tant que partenaire d'investissement privilégié au niveau mondial ».

Selon le gouverneur du Fonds d'investissement public (PIF), Yasir Al-Rumayyan, « ces quatre dernières années, le PIF a pu démontrer l’importance de son rôle en soutenant l'économie du Royaume, en conformité avec les ambitions de la Vision 2030. À la fin de 2020, nous avons triplé les actifs sous gestion, à près de 400 milliards de dollars, créé 10 nouveaux secteurs et généré 331 000 emplois à la fois directs et indirects ».

« Dans le cadre de notre stratégie, nous continuerons à stimuler la transformation économique de l'Arabie saoudite et à renforcer le secteur privé. De plus, nous collaborons avec des entreprises innovantes, transformatrices et pionnières à travers le monde, pour agir en permanence comme un important catalyseur pour le développement des industries et des opportunités de demain ».

« Notre stratégie se concentre sur le développement de nouveaux horizons pour les hommes grâce à l'amélioration de la qualité de vie, la promotion de la durabilité de l'environnement et de l'économie, mis aussi grâce à la mise en place de nouveaux secteurs et emplois ».

Par ailleurs, Fahad Al-Mubarak a été nommé dimanche gouverneur de la Banque centrale saoudienne (SAMA), succédant à Ahmed Al-Kholifey, qui a été nommé conseiller à la cour royale.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.