Pluie de débris d'un avion en difficulté sur Denver

Des résidents prennent des photos de débris tombés du moteur d'un avion United Airlines dans le quartier de Broomfield, à l'extérieur de Denver, Colorado, le 20 février 202. (Chet Strange / AFP)
Des résidents prennent des photos de débris tombés du moteur d'un avion United Airlines dans le quartier de Broomfield, à l'extérieur de Denver, Colorado, le 20 février 202. (Chet Strange / AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 21 février 2021

Pluie de débris d'un avion en difficulté sur Denver

  • Un vol United Airlines a vu l’un de ses réacteurs prendre feu le 20 février, peu de temps après le décollage de Denver en route pour Hawaï
  • D'énormes débris sont tombés de l’avion sur une zone résidentielle avant un atterrissage d'urgence en toute sécurité, ont déclaré des responsables

DENVER, États-Unis : Une pluie de débris provenant d'un avion de la compagnie United Airlines, contraint à faire demi-tour après l'incendie de son réacteur droit, s'est abattue samedi sur une zone résidentielle de Denver aux États-Unis, a-t-on appris de sources officielles.

L'incident n'a fait aucun blessé, ni au sol ni à bord de l'avion, ont précisé les autorités.

Les passagers du vol UA328 de la compagnie United Airlines à destination d'Honolulu (Hawaï) ont eu la peur de leur vie, peu après le décollage de l'aéroport de Denver, dans le Colorado, quand le réacteur droit s'est subitement enflammé.

L'avion a réussi à faire demi-tour et à se poser sans encombre à Denver et l'incident n'a fait aucun blessé, a assuré la compagnie, précisant que les passagers avaient toutefois été pris en charge par des équipes de secours.

L'appareil, un Boeing 777-220, "a fait demi-tour vers l'aéroport international de Denver où il a atterri sans encombre après avoir subi une panne de son réacteur droit juste après le décollage", a indiqué de son côté sur Twitter l'administration fédérale américaine de l'aviation (FAA).

Des images prises à l'intérieur de l'avion, qui transportait 231 passagers et 10 membres d'équipage, et diffusées sur les réseaux sociaux montrent le réacteur droit de l'appareil en proie aux flammes.

"Je peux honnêtement dire avoir pensé mourir, parce que nous avons commencé à perdre de l'altitude juste après l'explosion", a raconté un passager, David Delucia, au journal The Denver Post. "J'ai agrippé la main de ma femme et je lui ai dit: on est fichus", a-t-il ajouté.

"La majorité des clients qui se trouvaient sur le vol UA328 sont actuellement en route pour Honolulu à bord d'un autre vol", a déclaré United Airlines dans un communiqué, précisant que les passagers ne désirant pas voyager immédiatement après l'incident avaient été logés à l'hôtel.

"Mayday"

Dans un enregistrement obtenu par le site internet LiveATC, qui diffuse des communications sur le trafic aérien, on entend le pilote lancer un appel de détresse, demandant une autorisation d'urgence de retourner à Denver.

"Nous avons eu une panne de réacteur, on doit faire demi-tour. Mayday, mayday", dit-il d'une voix paniquée.

L'incident a également provoqué une chute de débris plus ou moins imposants tout au long du parcours emprunté par l'appareil lorsqu'il a fait demi-tour vers Denver.

Un morceau de l'avion en forme de cercle, d'un diamètre équivalent à une porte d'entrée, s'est notamment planté au beau milieu d'un jardin à Broomfield, une banlieue de Denver (Colorado).

Kirby Clements, propriétaire du jardin où a atterri cet imposant débris de l'avion de la united Airlines, a raconté sur CNN une expérience "quelque peu bouleversante".

«Ça a atterri direct sur le toit de mon camion avant de tomber à côté", a-t-il affirmé, ajoutant qu'un autre débris tout aussi imposant avait provoqué un trou de plus de 1,5 m de diamètre dans le toit d'un voisin.

La FAA a indiqué être "au courant des informations faisant état de débris tombés tout au long de l'itinéraire emprunté par l'avion".

"Si vous trouvez des débris S'IL VOUS PLAIT n'y touchez pas, ne les déplacez pas. Le @NTSB (National Transportation Safety Board, l'autorité fédérale de la sécurité des transports, ndlr) veut que tous les débris restent sur place pour les besoins de l'enquête," a tweeté la police de Broomfield.

Elle a également publié des photos de débris éparpillés sur un terrain de sport, situé dans un parc, parmi lesquels un morceau de l'avion avec l'inscription en rouge: "Tenez-vous à l'écart des zones dangereuses quand le moteur fonctionne".

Heather Solar, qui organisait un entraînement pour l'équipe de football de ses filles, a dit avoir entendu une explosion, suivie d'une pluie de débris.

"Honnêtement, ... j'ai pensé que nous étions bombardées"," a-t-elle confié au Denver Post. "Il y avait tellement de débris dans le ciel."

 


L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche

Une femme passe devant une fresque antiaméricaine peinte sur le mur de l'ancienne ambassade des États-Unis, aujourd'hui transformée en musée, à Téhéran, le 12 juin 2026. (Photo AP/Vahid Salemi).
Une femme passe devant une fresque antiaméricaine peinte sur le mur de l'ancienne ambassade des États-Unis, aujourd'hui transformée en musée, à Téhéran, le 12 juin 2026. (Photo AP/Vahid Salemi).
Short Url
  • L’Iran et les États-Unis se disent proches d’un accord pour mettre fin à plusieurs mois de tensions au Moyen-Orient
  • Des désaccords persistent sur le nucléaire iranien, les sanctions économiques et le dossier libanais

TEHERAN: L'Iran et le médiateur pakistanais ont affirmé vendredi qu'un accord avec les Etats-Unis était proche pour mettre fin à trois mois et demi de conflit au Moyen-Orient, un haut responsable américain affichant également un ton optimiste.

Après des semaines de négociations laborieuses et d'espoirs déçus à plusieurs reprises, est-on dans la dernière ligne droite? Les principaux protagonistes se disent confiants même si la version du texte donnée par les médias iraniens diffère significativement de celle avancée par Washington.

"Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a indiqué le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat.

"Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir", a-t-il déclaré.

Le ministre a affirmé que le projet d'accord prévoyait la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz.

Il a cependant accusé Israël de chercher des "prétextes" pour faire "dérailler" un éventuel accord avec Washington.

Même tonalité positive du côté du Premier ministre du Pakistan, principal négociateur dans le conflit. "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", selon Shehbaz Sharif.

- Signature "à distance" -

Et à Washington, un haut responsable a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais "pas 100%". "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti, sous le couvert de l'anonymat.

La Suisse a déjà proposé d'accueillir une éventuelle signature, alors qu'un sommet du G7 en présence de Donald Trump doit commencer lundi dans la ville française d'Evian, près de Genève. Mais Téhéran a affirmé qu'une fois finalisé, le protocole d'accord serait signé "à distance".

Les marchés parient de leur côté sur une telle issue, avec un pétrole passé sous la barre des 90 dollars le baril.

Le président américain, qui a déjà annoncé 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre et en plein Mondial de football co-organisé par les Etats-Unis.

Il s'est fendu vendredi d'un message furieux sur son réseau Truth Social: "Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit".

"Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux, il est impossible de négocier de bonne foi", a-t-il écrit aussi.

- Dilution de l'uranium -

L'agence de presse iranienne Mehr avait publié plus tôt ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger.

Washington a livré de son côté une toute autre version du texte.

Le compromis doit, selon le responsable américain, mener à la réouverture d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Il doit aussi aboutir au "démantèlement" du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium hautement enrichi, qui serait "détruit sur place" puis "sorti" du pays.

Mais Abbas Araghchi a préconisé vendredi une dilution sur le sol iranien de ses stocks d'uranium enrichi à 60%.

Diluer l'uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d'éloigner considérablement la menace d'un enrichissement à des fins militaires.

Téhéran dément vouloir se doter de l'arme atomique, comme l'en accusent les Etats-Unis et Israël.

- Liban -

Enfin, sur la question des avoirs, "les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion", a insisté sur X le vice-président américain JD Vance.

Ce point est central pour l'Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie.

Le conflit, déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février avant l'entrée en vigueur d'une trêve le 8 avril, a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Autre point d'achoppement majeur, le front libanais.

Selon Washington, l'accord en discussion avec l'Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les Etats-Unis avaient toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Des frappes qui ont fait plus de 3.700 morts.


Erdogan et Netanyahu s'écharpent sur le Proche-Orient

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Benjamin Netanyahu de « suivre la voie d’Hitler » jeudi, après que le dirigeant israélien a affirmé qu’il était un « dictateur antisémite » ayant commis un « génocide » contre les Kurdes. (AFP/archives)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Benjamin Netanyahu de « suivre la voie d’Hitler » jeudi, après que le dirigeant israélien a affirmé qu’il était un « dictateur antisémite » ayant commis un « génocide » contre les Kurdes. (AFP/archives)
Short Url
  • Recep Tayyip Erdogan a vivement accusé Benjamin Netanyahu de “marcher sur les pas d’Hitler”, dénonçant la politique israélienne à Gaza comme une “usine à souffrance” et un “réseau génocidaire”
  • Les échanges verbaux se sont durcis : Israël a répliqué en qualifiant Erdogan de “dictateur antisémite”, tandis que les tensions s’intensifient autour de Gaza, du Liban et de la sécurité régionale

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "marcher sur les pas d'Hitler", les deux dirigeants se renvoyant le qualificatif de "génocidaire" par discours et communiqués interposés.

Affirmant qu'Israël s'est mué en une "usine à créer de la souffrance" se nourrissant "de sang et de larmes", le chef de l'Etat turc a à nouveau comparé M. Netanyahu à Adolf Hitler, lui prédisant "le même sort que celui des autres tyrans de l'histoire".

Mercredi, le président Erdogan, à couteaux tirés avec Benjamin Netanyahu depuis le déclenchement de la guerre à Gaza fin 2023, avait déjà déclaré que "la sécurité de la Turquie commence (...) à Alep, Damas et Beyrouth", estimant que le Premier ministre israélien et "sa clique criminelle" menacent également la Turquie.

"Nous ne tolérerons aucun fait accompli dans les pays frères et ne resterons pas les bras croisés face aux attaques", a-t-il ajouté face aux députés de son parti. En soulignant que l'armée israélienne "refuse de se retirer du Liban", où ses frappes ont fait quelque 3.700 morts depuis le déclenchement le 2 mars de sa nouvelle guerre contre le Hezbollah, selon les autorités locales.

Le bureau de Benjamin Netanyahu a rétorqué mercredi soir dans un communiqué en accusant "le dictateur antisémite Erdogan, auteur d'un génocide contre les Kurdes", de soutenir le Hamas et d'emprisonner ses opposants, jugeant qu'"il est bien le dernier à pouvoir donner des leçons de morale à Israël".

Revenant à la charge, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi les méfaits à Gaza du "réseau génocidaire sioniste dirigé par Netanyahu".

"Ceux qui s'attaquent à notre région comme des requins assoiffés de sang devront un jour répondre de leurs actes", a-t-il conclu.


Médiation Etats-Unis/Iran : le Premier ministre du Pakistan affirme qu'un accord sur un texte de paix a été "atteint"

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les commentaires divulgués de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne correspondent pas à ce qui a été convenu par écrit. (Photo d’archive Reuters)
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les commentaires divulgués de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne correspondent pas à ce qui a été convenu par écrit. (Photo d’archive Reuters)
Short Url
  • Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme qu’un accord sur le texte final d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran aurait été atteint, le Pakistan jouant un rôle de médiation entre les deux parties
  • Malgré des tensions et des accusations de désinformation, l’Iran estime que la conclusion d’un accord avec les États-Unis n’a jamais été aussi proche, tandis que Donald Trump conteste des fuites et nie qu’un texte corresponde à ce qui a été convenu

ISLAMABAD: Le Premier ministre du Pakistan Shehbaz Sharif a déclaré vendredi qu'un accord avait été "atteint" sur le texte d'un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran.

"Nous pouvons confirmer qu'un accord sur le texte final de l'accord de paix a été atteint et que le Pakistan maintenant travaille avec les deux parties pour finaliser les étapes suivantes", a écrit M. Sharif sur X.

"La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", a-t-il dit.

L'Iran a lui-même affirmé vendredi qu'un accord avec les Etats-Unis n'avait "jamais été aussi proche", semblant vouloir calmer le jeu après un message furieux de Donald Trump accusant Téhéran de faire circuler un faux texte.

"Alors que le Pakistan déploie d'intenses efforts de médiation, nous avons pleinement conscience du fait qu'une campagne de désinformation incessante est menée par ceux qui veulent saboter l'accord de paix", a encore déclaré le ministre pakistanais.