La Norvège suspend la vente d'une filiale de Rolls-Royce aux Russes

Début février, Rolls-Royce avait annoncé la cession pour environ 150 millions d'euros de sa filiale norvégienne qui emploie 950 personnes et qui a généré en 2019 un chiffre d'affaires de 279 millions d'euros. (Photo, AFP)
Début février, Rolls-Royce avait annoncé la cession pour environ 150 millions d'euros de sa filiale norvégienne qui emploie 950 personnes et qui a généré en 2019 un chiffre d'affaires de 279 millions d'euros. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 10 mars 2021

La Norvège suspend la vente d'une filiale de Rolls-Royce aux Russes

  • Oslo s'inquiète que la vente puisse entraîner un risque pour les intérêts de la sécurité nationale
  • Bergen Engines fournit des moteurs pour des bâtiments de la Marine norvégienne ainsi que pour le très secret navire espion Marjata

OSLO : La Norvège a exigé et obtenu mardi une suspension de la cession prévue par Rolls-Royce d'un producteur norvégien de moteurs pour bateaux à un groupe russe, évoquant la possibilité d'un veto en cas de risque pour la sécurité nationale.

Une pause dans le projet de vente de Bergen Engines à TMH Group s'impose, le temps de déterminer si cette opération risquerait de nuire aux intérêts norvégiens, a déclaré le ministère de la Justice et de la Sécurité publique dans un communiqué.

L'Autorité norvégienne de sécurité nationale (NSM) a notifié à Rolls-Royce d'un possible blocage de la transaction, a précisé le ministère.

Dans le giron du motoriste britannique depuis 1999, Bergen Engines fournit et entretient des moteurs pour des bâtiments de la Marine militaire norvégienne et, selon des médias locaux, pour le très secret navire espion Marjata.

«Il ne peut être exclu qu'une vente de Bergen Engines AS à TMH Group puisse entraîner un risque pour les intérêts de la sécurité nationale», a expliqué la ministre Monica Maeland, citée dans le communiqué.

«Il y a donc besoin de faire une pause dans ce processus pour se procurer une documentation suffisante pour évaluer la cession», a-t-elle ajouté.

Le chef d'état-major des armées norvégiennes, Eirik Kristoffersen, a souligné auprès de la chaîne TV2 qu'il dénoncerait les accords liant la Marine à Bergen Engines si la société devait passer sous contrôle russe.

Si elle souligne ne pas être partie prenante dans l'opération, la Russie a, via son ambassade à Oslo, estimé que «la discussion en cours en Norvège avec ses implications antirusses soulevait de graves inquiétudes».

De son coté, Rolls-Royce dit s'être plié aux demandes d'Oslo.

«Nous avions dûment informé le gouvernement avant d'annoncer la vente de Bergen Engines. Nous comprenons cependant que le gouvernement norvégien souhaite maintenant étudier plus avant l'accord», a indiqué un porte-parole du motoriste britannique, Richard Wray.

«Comme demandé, nous avons suspendu le processus de vente», a-t-il ajouté dans un courriel.

TMH a dit prendre note de la ligne adoptée par Oslo, sans pour autant baisser les bras.

«Nous respectons les processus internes qui doivent être menés par le gouvernement et nous attendrons les conclusions», a écrit l'entreprise. 

«Nous espérons qu'à l'issue des processus gouvernementaux, l'acquisition sera bouclée», a-t-elle ajouté.

Début février, Rolls-Royce avait annoncé la cession pour environ 150 millions d'euros de sa filiale norvégienne qui emploie 950 personnes et a généré en 2019 un chiffre d'affaires de 239 millions de livres (279 millions d'euros).

Cette opération, a noté M. Wray, n'est «qu'une part infime» du programme de cessions d'actifs de 2 milliards de livres annoncé en août dernier par le groupe pour renforcer ses finances. 

Entreprise privée ayant son siège en Russie, TMH est présentée comme un spécialiste de l'ingénierie des transports et un important fournisseur de matériel roulant ferroviaire, qui compte quelque 100 000 salariés sur 25 sites à travers le monde.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.