Les responsables de la politique climatique au Moyen-Orient s'engagent à renforcer leur action

Les délégués se sont engagés à réduire les niveaux des émissions d'ici 2030. (Photo, Twitter)
Les délégués se sont engagés à réduire les niveaux des émissions d'ici 2030. (Photo, Twitter)
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Publié le Mardi 06 avril 2021

Les responsables de la politique climatique au Moyen-Orient s'engagent à renforcer leur action

  • La conférence du Dialogue régional pour l'action climatique organisée aux Émirats arabes unis a pris fin sur une note positive
  • Les participants ont affirmé leur engagement envers le succès de l'Accord de Paris, en prévision de la COP26 en Écosse, en novembre prochain

ABU DHABI: Le Dialogue régional aux Émirats arabes unis pour l'action climatique a pris fin dimanche, et les spécialistes de la politique climatique venus des quatre coins du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ont promis d'accélérer la progression de leur action pour atteindre les objectifs climatiques.

Les participants ont affirmé leur engagement envers le succès de l'Accord de Paris, et comptent s'appuyer sur l'élan qui précède le Sommet des dirigeants sur le climat organisé par le président américain Joe Biden. Ce dernier sera accueilli par Washington ce mois-ci, et la 26e Conférence des parties des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow, en Écosse, en novembre.

La présidence de la COP26, assurée par le Royaume-Uni, a salué la déclaration du groupe des délégués lors de la conférence aux EAU, ainsi que les progrès de l'action climatique dans la région. Elle a de plus réitéré son appel pour des contributions nationales rehaussées, qui expliquent les efforts déployés par les pays pour lutter contre le changement climatique, et des engagements nets zéro avant la conférence.

La conférence régionale de dimanche a fourni une plate-forme constructive aux pays participants afin de coordonner les réponses au changement climatique et renforcer les ambitions environnementales mondiales. Elle a aussi permis aux leaders de la politique climatique de la région de discuter des moyens d’initier une nouvelle voie de développement à faible émission de carbone, et de renforcer la coopération avec la communauté internationale pour transformer les défis climatiques en opportunités économiques.

«L’accélération de l’action climatique est à la fois nécessaire et une énorme opportunité», affirme Sultan Ahmad Al Jaber, envoyé spécial des Émirats arabes unis pour le changement climatique et ministre de l’industrie et des technologies de pointe.

Le potentiel de la région est considérable et peut contribuer à relever les défis mondiaux du changement climatique, ajoute-t-il. En travaillant ensemble, «nous pouvons tirer le plus grand profit de nos contributions, tirer parti des dernières technologies et concentrer des investissements intelligents pour assurer un développement véritablement durable qui facilite la croissance économique».

Les délégués se sont engagés à réduire les niveaux d'émissions d'ici 2030, à travailler ensemble pour aider la région à s'adapter aux effets néfastes du changement climatique, et à collaborer pour mobiliser des investissements dans une nouvelle économie énergétique.

Parmi les invités à la conférence figuraient des dignitaires de haut niveau, dont l'envoyé spécial américain pour le climat John Kerry, le président de la COP26 Alok Sharma, des ministres des pays de la région, ainsi que des représentants de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables.

La conférence a abordé un nombre de questions fondamentales telles que l'intensification du déploiement des énergies renouvelables, et explorer le potentiel des nouvelles sources d'énergie zéro carbone. À l’ordre du jour également, une discussion sur les moyens de maximiser l'effet des technologies d'atténuation, comme les investissements dans des solutions innovantes et la capture du carbone, ainsi que sur la réduction de l'intensité des émissions de CO2 des hydrocarbures.

«Il existe d'énormes opportunités d'investissement, dans la transition vers les énergies renouvelables, pour faire développer nos économies, créer des emplois et réduire le risque de catastrophes climatiques», soutient Sharma.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com