A Chypre, l'urgence de sauver les coraux du changement climatique

L'écologiste marin chypriote Louis Hadjioannou, 38 ans, plonge pour photographier le corail, alors qu'il surveille l'impact du changement climatique sur cette faune délicate dans les eaux cristallines de Glyko Nero à Ayia Napa, au large de la côte sud-est de l'île, le 14 avril 2021.  (Emily IRVING-SWIFT / AFP)
L'écologiste marin chypriote Louis Hadjioannou, 38 ans, plonge pour photographier le corail, alors qu'il surveille l'impact du changement climatique sur cette faune délicate dans les eaux cristallines de Glyko Nero à Ayia Napa, au large de la côte sud-est de l'île, le 14 avril 2021. (Emily IRVING-SWIFT / AFP)
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Publié le Jeudi 22 avril 2021

A Chypre, l'urgence de sauver les coraux du changement climatique

  • Fils de pêcheur, M. Hadjiannou aime enfiler sa combinaison et plonger des superbes rochers de son île dans les eaux azur de la Méditerranée orientale, à la découverte de leurs fragiles écosystèmes aquatiques
  • Parfois surnommés "la forêt tropicale des océans", les récifs de corail font partie des écosystèmes les plus riches de la planète, abritant d'innombrables espèces aquatiques

AYIA NAPA : Beaucoup de gens pensent qu'il n'y a pas de coraux à Chypre, mais si le dérèglement climatique et l'aménagement du littoral se poursuivent sans relâche, ils pourraient bientôt avoir raison, constate l'écologiste marin Louis Hadjiannou.

Fils de pêcheur, M. Hadjiannou aime enfiler sa combinaison et plonger des superbes rochers de son île dans les eaux azur de la Méditerranée orientale, à la découverte de leurs fragiles écosystèmes aquatiques.

"C'est toujours une exploration", raconte avec passion le scientifique âgé de 38 ans, sur la plage de Glyko Nero, près de la station balnéaire d'Ayia Napa, dans le sud-est de l'île.

"Si vous plongez au même endroit un million de fois, vous verrez à chaque fois quelque chose de nouveau, d'intéressant", a-t-il ajouté.

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L'écologiste marin chypriote Louis Hadjioannou, 38 ans, plonge pour photographier le corail, alors qu'il surveille l'impact du changement climatique sur cette faune délicate dans les eaux cristallines de Glyko Nero à Ayia Napa, au large de la côte sud-est de l'île, le 14 avril 2021. 
(Emily IRVING-SWIFT / AFP)

Lorsqu'on évoque les coraux, on imagine la plupart du temps les récifs flamboyants de la Mer rouge, renfermant une faune aquatique variée et non aux fonds marins méditerranéens souvent plus ternes. 

"Quand je parle des coraux de Chypre, la plupart des gens me disent: Nous avons des coraux à Chypre?", s'amuse le chercheur de l'Institut national maritime.

Non seulement, les eaux chypriotes sont parsemées de coraux mais on y "découvre encore de nouvelles espèces", assure-t-il. "Emblématiques", les coraux "soutiennent la biodiversité mais ils sont très sensibles aux changements de l'environnement", précise M. Hadjiannou.

Eduquer les enfants

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Des coraux dans les eaux cristallines de Glyko Nero à Ayia Napa, dans le sud-est de Chypre. La hausse de la température de l'eau menace les coraux endémiques de la Méditerranée. 
(Emily IRVING-SWIFT / AFP)

Parfois surnommés "la forêt tropicale des océans", les récifs de corail font partie des écosystèmes les plus riches de la planète, abritant d'innombrables espèces aquatiques.

Encore à l'étude, les écosystèmes marins chypriotes sont extrêmement menacés par le dérèglement climatique ainsi que par le tourisme de masse, le développement du littoral et la pollution agricole, selon M. Hadjiannou qui a étudié les effets du changement de température de la mer sur les coraux durant ces dix dernières années.

"A chaque année ou température anormale, on constate qu'un pourcentage important de coraux meure", a-t-il indiqué.  

En 2015, une hausse d'un degré celsius a tué 20 à 30% des coraux et seuls "certains sont revenus", regrette le scientifique.

"La moindre augmentation de température (...) peut sérieusement leur nuire, et les prévisions montrent que cela va empirer dans les 30, 40 prochaines années", a-t-il averti.

Bien qu'un effort international soit nécessaire pour lutter contre le changement climatique, M. Hadjiannou estime que beaucoup de choses peuvent être faites localement.

Il prône notamment un aménagement durable du littoral et la création de davantage d'aires marines protégées, interdisant les pratiques nuisibles (ancrage des bateaux, promenade des nageurs sur les coraux). 

Pour M. Hadjiannou, devenu père de famille en mars, une autre priorité est l'éducation des enfants.

"Ils sont l'avenir (...) Ce sont eux qui vont devenir les conservateurs, le gouvernement, les usagers de demain", a-t-il ajouté.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.