Les alliés européens de Washington n'ont pas caché leur réprobation devant les scènes de panique à l'aéroport de Kaboul de milliers d'Afghans tentant désespéramment de fuir leur pays
Fait rare compte tenu des relations privilégiées entre Londres et Washington, le gouvernement de Boris Johnson critique ouvertement depuis plusieurs jours la décision américaine de se retirer
Lundi, tandis que se réveille Washington, son agenda ne prévoit aucun événement public pour Joe Biden, depuis vendredi à Camp David, lieu de villégiature des présidents américains
Son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan promet toutefois, sur la chaîne de télévision ABC, que les Américains auront « bientôt » des nouvelles de leur président
Certains s'inquiètent déjà, à l'instar de l'élue républicaine Liz Cheney, que la débâcle ne vienne saper l'action de Washington sur certains théâtres à l'étranger
La Chine, considérée comme le pays rival numéro un par Washington, a d'ores et déjà commencé à exploiter la situation
L'ex-magnat des affaires a beau avoir supervisé les négociations avec les talibans de retrait d'Afghanistan de l'armée américaine, il compte bien faire porter le chapeau de la débâcle des militaires afghans uniquement à son successeur
«Ce que Joe Biden a fait avec l'Afghanistan est mythique. Cela restera comme l'une des plus grandes défaites dans l'histoire américaine», avait-il raillé dimanche dans un précédent communiqué
Face à l'effondrement de l'armée afghane, le président américain Joe Biden a porté à 5 000 soldats le déploiement militaire à l'aéroport de Kaboul pour évacuer les diplomates américains et les civils afghans ayant coopéré avec les Etats-Unis
En à peine plus d'une semaine, les talibans ont pris le contrôle de presque tout le nord, l'ouest et le sud de l'Afghanistan et sont arrivés aux portes de Kaboul
Le ministère de la Sécurité intérieure, créé après les attentats du 11 septembre 2001, publie régulièrement ce type de mise en garde
L'accent placé sur les risques intérieurs reflète le discours de Joe Biden qui, lors de son investiture le 20 janvier, avait juré de «vaincre le suprémacisme blanc et le terrorisme intérieur»
Début août, les Etats-Unis avaient déjà souligné «le besoin crucial pour les dirigeants tunisiens d'esquisser un retour rapide à la voie démocratique de la Tunisie»
Le président tunisien tarde toutefois à nommer un chef de gouvernement et à dévoiler son programme, suscitant l'inquiétude de partis politiques et d'organisations nationales
Ce plan d'infrastructures, qui a obtenu le soutien d'élus républicains, a été approuvé cette semaine par le Sénat, une étape clé marquant une victoire pour Joe Biden
La manoeuvre de Pelosi vise à rassurer les démocrates progressistes, qui redoutent une baisse de soutien pour le volet social si le vote des infrastructures interviendrait en premier